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  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 17:46
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde
Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude.
Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde

Séquence d'habillage pour une plongée en zone chaude. Photos prise par mon collègue Thierry Vanden Eynde

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 19:29

 Photo : Mise en place des éléments

Nous étions maintenant en 1980 et les travaux du Rupel Tunnel arrivaient doucement à terme.

Le dernier élément avait été posé avec succès dans le fleuve et les plongeurs s’occupaient maintenant de réaliser l’étanchéité entre l’extrémité de l’élément et la rive.

Pour cela, une des dernières opérations consistait à installer transversalement un joint  Gina*  entre la partie inférieure du tunnel et une poutre en béton de 45 m que nous avions construit précédemment dans le fond de la rivière.

En clair, cela signifiait que pour rejoindre le lieu de travail, il fallait d’abord descendre jusqu’à – 24 m en suivant la paroi latérale de l’élément, puis passer sous celui-ci et suivre la poutre en béton durant une certaine distance avant d’être sur place.

 

 

Donc, ce 25 juin, je descendis sur le fond, puis suivis la poutre sur environ 20 m avant d’être sur la zone où une partie du joint avait déjà été mis en place par le plongeur précédent.  

Une fois sur place, j’informai la surface et commençai à bosser :

D’abord installer un lugall* sur la poutre, puis fixer un système de clamp sur le bord du joint Gina, mettre ensuite le lugall en tension de manière à ramener le joint par - dessus une série de boulons et finalement placer une plaque en butée et la fixer avec les écrous pour maintenir le joint en position.

Même dans le noir total, le boulot se passât bien et je ne m’attendais pas à avoir des problèmes particuliers.

Malheureusement, je me trompais. Je plongeais depuis maintenant une quinzaine de minutes lorsque subitement je tombai sans Nitrox.

La panne d’alimentation ne fut pas progressive, ce qui aurait signifié que l’un des racks de gaz en surface était vide.

Non, cette fois se fut, expiration des gaz contenus dans les poumons, puis inspiration et …. Merde : RIEN.

Les biberons secours étaient obligatoires pour ce genre de travail et cette fois, j’étais convaincu depuis mon incident précédent, que le mien était remplit.

Donc je l’ouvris et PUTAIN DE BORDEL DE MERDE toujours rien.

Quel était le problème ??

Evidemment, j’étais maintenant en situation d’urgence, donc aussitôt j’informai la surface qu’il devait rapidement reprendre mon narghilé et me tirer vers le bord inférieur de l’élément.

Heureusement pour moi comme d’habitude je portais mon bon vieux volume constant avec cagoule et grâce à cela, je pouvais continuer à respirer en circuit fermé par le nez les quelques litres de gaz emprisonnés dans mon costume.

Evidemment, je voulais me dégager le plus rapidement possible de dessous la structure et pour cela j’aurais pu foncer vers le bord de l’élément. Mais en agissant ainsi, le risque était grand de voir mon narghilé faire une boucle derrière moi et s’accrocher alors à la série de boulons qui dépassaient de la poutre.

Donc pour éviter ce problème supplémentaire je préférai me laisser tirer par le narghilé qui je le sentais était maintenant repris par l’équipe de surface.

Celle-ci avait réagit très rapidement et quelques instants après, je pus sentir le bord du tunnel.

Là, il ne me fallu que quelques secondes pour mettre la main sur la ligne de descente et hop me voilà repartit vers la surface.

Dès que je fus certain que mon narghilé était clair, j’informai la surface que j’étais OK et qu’il pouvait maintenant reprendre le mou de l’ombilical à la vitesse (quasi) normale.

Je savais que durant la remontée, les gaz emprisonnés dans mon volume allaient se dilater et donc me donner plus à respirer et grâce à cela j’arrivai à la surface sans autre difficulté.

Evidemment, une fois sortis de l’eau, tout le monde voulu savoir ce qui c’était passé.

Tout le système d’alimentation fut passé en revue, depuis le rack de Nitrox jusqu’à mon détendeur et après l’avoir ouvert, je découvris l’origine de la panne.

A cette époque, je plongeais avec un détendeur MISTRAL.

C’était un détendeur à un étage, équipé de deux tuyaux annelés et qui à l’exception de ce jour là, était très agréable et sécurisant à utiliser.

En fait, l’origine de la panne était du au petit étrier qui se trouve sous la membrane.

Celui-ci était sortit de son logement et ne pouvait dès lors plus basculer pour permettre l’ouverture du clapet qui aurait du envoyer le gaz.

Mais en fait, la vrai cause de la panne était due au fait que quelques jours auparavant j’avais fait pas mal de travaux de forage pneumatique qui avaient engendré bon nombre de vibrations dans l’ensemble de mon pauvre corps, mais également dans mon équipement de plongée.

Et ce sont ces vibrations qui ont finalement eu raison du petit écrou qui tenait l’étrier en place.

 

Conclusions:

Inspectez votre équipement de façon régulière et plus spécialement encore s’il a été soumis à de rude condition de travail.

* Ainsi nommé car sa forme ressemblait à la poitrine de GINA LOLLOBRIGIDA qui était une actrice très connue durant les années soixante.

* Petit palan à câble.

 

 

Papy One

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:39

d-coupage-palplanches.jpgIn the mid-seventies, it was decided to construct a new periphery road around Paris to facilitate the traffic, and therefore several new bridges needed to be built to allow the crossing off the Seine River.

One of the first works carried out during the construction of a bridge pier is to beat a curtain of steel sheet piles around the construction zone, which then allow the workers to work dry.

At the end of the job, the cofferdam is removed by either extracting the sheet piles or as most of the time in those years, by cutting them underwater at the bottom level.

In the summer of 1978, four new pillars had been constructed and the cofferdams were now ready to be removed.

In total, 700 linear meters had to be cut underwater but to avoid fluvial traffic jam, the contract stipulated that the four cofferdams had to be cut and removed within a period of 10 days.

As expected the contract had been awarded to a well-known French diving company, who had planned to do the work with 6 divers.

So they started to cut the first cofferdam with steel tubular electrodes, but at the end of the second day, the technical manager of the company grow in panic because within 2 days, they only managed to cut and remove 20 meters of the total length, and if the job was going on like that, for sure, they were going to pay big fines for the delay.

So, the same evening, the guy made a phone call to the Director of a Brussels diving firm to see if by chance he did know some good cutter divers to help them.

I don’t know exactly was said between the two managers, but at the end of the discussion it was clear that the Belgian company had taken up the cutting part of the contract while the French would support the recovery of the sheet piles with the crane pontoon.

And this is how the next day I retrieved myself in Paris with my tender, my diving and my burning gear to realize the complete cutting of 2 cofferdams within the next 5 days (the 2 other cofferdams had been given to an old Dutch hard hat diver).

Since the beginning of my career, I always liked cutting job’s and in those days I was very specialized (excuse my lack of modesty) in the handling of the underwater burning torch, so I choose to make this job with the old French PICARD burning torch which was and still is (if we except the Messer Griesheim petrol torch) one of the most performing burner ever made.

To meet the challenge, I had made an agreement with my employer to be paid per cutting meters instead of my daily rate.

Working conditions were really good, nice warm and shallow water and at least 15 cm (1/2 foot) visibility which was sufficient to see the flame of the torch.

Everything went perfect and during the first four days I spend about 5 to 6 hours in the water to cut my required length (70 m), leaving only very small bridges on designed sheet piles in order to prevent them to collapse.

It was now Friday and I was working in the last cofferdam. There in one corner we had noticed that remains of a concrete stanchion was still hanging in the back of 2 sheet piles, so before entering the water, I asked my tender to take a crowbar and a sledge hammer to make the concrete block fall while I was cutting in another place.

While I was cutting, I could hear my colleague slam on the block during a few minutes, then after some time I asked him if he had managed to drop it off.

I expected to receive a “YES”, but instead it was a “NO” but he immediately added that I had not to worry because the remains of the concrete held really well in place and was not due to fall...

OK I said while continuing my cut towards that point.

To pass the time, I was already thinking at the party we were going to have that night in the Parisian discos.

In the meantime I had arrived in the corner of the cofferdam and took a special care to insist a bit more in the cutting of the slots, when suddenly: AIE!!! SHIT!!!! The fucking concrete block had come loose and fallen on my right foot.

Immediately my tender jumped on the phone to ask if I was all right.

Yes I’m all right I said, but why the hell didn’t you warned me the block was coming loose!

In fact what had happened?

 Like I said, underwater burning torches are more powerful than the oxy- arc or exothermic torch, but the constant flow of gas coming out of the torch has a tendency to generate a vibration strain in the metal piece and this particularly if some material is present at the rear of the scarf and this is what had happened.

OK, my foot was hurting me, but not enough to make me stop.

The rest of the curtain was cut without problems and at the end of the day, I phoned my boss to say that the job was complete.

That night, we went to the Palace a very reputed disco club, but instead of doing the John Travolta on the dancing floor like I had planned, I had to stay seated at the bar.

 

Conclusion: Never cut under a piece that can fall.

 

Papy One

 

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 21:14
Photo : Découpage de plaplanches

Durant la seconde partie des années septante, il fut décidé de construire un nouveau périphérique autour de la ville de Paris.

A cette occasion plusieurs nouveaux ponts devaient être bâtis afin de permettre le franchissement de la Seine.

L’un des premiers travaux réalisés lors de la construction d’une pile de pont, consiste à battre un rideau de palplanches autour de la zone de construction, ce qui permet alors aux ouvriers de travailler à sec.

A la fin des travaux, ce même rideau est alors retiré à l’aide d’un vibro-fonceur ou plus couramment à l’époque par découpage des palplanches au ras du fond.

Au cours de l’été 78, la construction de quatre nouvelles piles venait à terme et les batardeaux devaient être découpés.

Au total, 700 m linéaire devait être découpé, mais pour éviter les problèmes de navigation le contrat stipulait que l’ensemble des palplanches devait être enlevé durant une période de maximum 10 jours.

Comme prévu, ce fut une grosse compagnie de plongée française qui avait décroché le contrat et avait planifié de réaliser le découpage à l’oxy arc avec 6 plongeurs.

Cependant, au bout du second jour, le responsable technique de l’entreprise concernée commença à s’arracher les cheveux car en 2 jours de travail, ses plongeurs n’avaient réussi à découper et retirer qu’une vingtaine de palplanches et s’ils continuaient à cette allure, la société risquait de payer un grosse amende de retard.

Donc, ce même soir un gars passât un coup de téléphone auprès du directeur d’une firme de plongée bruxelloise afin de savoir si par hasard il ne connaissait pas quelques bons découpeurs susceptibles de les aider.

Personnellement, je ne sais pas ce qui fut dit entre les deux directeurs, mais à la fin de la discussion il était clair que la compagnie belge avait repris à son compte la partie découpage, tandis que les français devait prendre en charge la récupération des palplanches à l’aide de leur ponton équipé d’une grue.

Et c’est ainsi que le lendemain, je me suis retrouvé à Paris avec mon assistant et mon matériel de découpage pour réaliser en 5 jours, le découpage de deux batardeaux, soit un total à couper de 350 m. (les deux autres batardeaux avaient été donné à couper à un vieux scaphandrier lourd hollandais).

Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours adoré les travaux de découpage et à cette époque, j’étais vraiment spécialisé (excusé le manque de modestie) dans le maniement du chalumeau sous marin PICARD qui était un chalumeau de construction française, fabriqué durant les années trente et qui à l’exception du chalumeau à essence MESSER GRIESHEIM fut un des plus performant jamais réalisé.

Pour relever le défit, j’avais put convenir un prix au mètre coupé en lieu et place de mon tarif journalier.
Les conditions de travail étaient vraiment bonnes, eau chaude et peu profonde et au moins 15 cm de visibilité ce qui était largement suffisant pour voir la flamme du chalumeau.

Durant les quatre premiers jours, je passais en moyenne 5 à 6 heures dans l’eau afin de pouvoir découper mes septante mètres requis.

Seul un petit pont de 1 à 2 cm était laissé toutes les 8 à 10 palplanches pour empêcher que le rideau ne se renverse car évidemment le découpage allait plus vite que la récupération des palplanches.
Lors du dernier jour, j’avais remarqué que les creux de deux palplanches du coin, contenaient encore un bloc de béton d’une cinquantaine de kilos qui avait servit à l’étançonnement du rideau et je demandai à mon tender de le faire tomber à l’aide d’une barre à mine et d’une masse pendant que moi je démarrais ma découpe à un autre endroit.

Pendant que je découpais, je pouvais entendre durant quelques minutes, les coups de masse que le collègue assénait sur le béton.

Puis lorsque les coups cessèrent, je lui demandai si tout était OK.

Je m’attendais bien entendu à recevoir un « affirmatif », mais à la place je reçu un « négatif » mais immédiatement il ajoutât que je n’avais rien à craindre car le béton tenait vraiment bien en place et ne risquait pas de tomber.

Je lui répondis d’accord et continuai ma coupe vers le coin du rideau.

Pour passer le temps, j’imaginais déjà le bon repas de fin de chantier et la petite virée que nous allions faire le soir au Palace qui à l’époque était la boite branchée de Paris.

Entre-temps, j’étais arrivé dans le coin du rideau, et je prenais un soin particulier à insister un peu plus dans les nœuds spéciaux lorsque soudainement, AIE !!! PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, le foutu bloc de béton s'était détaché et m’était tombé sur le pied droit.

Immédiatement mon tender sauta sur le téléphone et me demanda si tout allait bien.
ça va lui dis-je, mais putain pourquoi est-ce que tu ne m’as pas avertis que le bloc allait tomber ?

Que s’était – il passé ?

En fait, le puissant débit continu des gaz brûlés par le chalumeau a tendance à faire vibrer le métal et ceci d’autant plus si des matériaux sont présents à l’arrière de la coupe comme ce fut le cas ici, et se sont ces vibrations qui à la longue ont décollé le bloc de béton.

Ok, mon pied me faisait mal mais pas au point de me faire arrêter la plongée.

Le restant du rideau fut découpé sans problème particulier et à la fin de la journée, je passai un coup de fil à mon employeur pour lui signaler que le travail était terminé.

Cette nuit là, nous sommes allé au Palace, mais au lieu de pouvoir faire mon petit John Travolta sur la piste de danse, je fus obligé de passer la soirée accoudé au bar.


Conclusion : Ne découpez jamais sous une pièce susceptible de tomber.

Papy One

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 23:48
Album - Les équipements utilisés / The gears I used
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