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  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
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  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 15:23
Photo : DSV TARASCO

En février 82, cela faisait maintenant plusieurs mois que je travaillais dans le golfe du Mexique et toutes les cinq semaines le support de plongée TARASCO redevenait ma seconde maison.

Les missions de plongée étaient assez variées mais la plupart d’entre elles consistaient à accomplir des raccordements de pipeline par soudage hyperbare.

Ce jour là, je me réveillai paisiblement vers les 8h du matin après une longue et bonne nuit de sommeil.
Le caisson dans lequel je dormais était toujours plongé dans la pénombre car mes deux compagnons de saturation dormaient encore.

La remontée de la tourelle était prévue vers midi et dès lors j’appréciais vraiment de pouvoir paresser un peu dans ma couchette tout en écoutant une cassette de ce sacré Julio Iglesias qui rendait les femmes (y compris la mienne) folles avec ses foutues chansons.

Après une demi-heure de flemmardise supplémentaire, j’allumai la petite lumière de ma bannette et me décidai maintenant à étudier mes 2 leçons quotidiennes d’espagnols.

De temps en temps je jetai un coup d’œil par le hublot du caisson mais comme celui-ci se trouvait sous le pont principal il n’y avait pas grand-chose à voir à l’exception d’un caisson master qui était entrain de changer la chaux sodée du système de régénération des gaz.

Au travers de la paroi du caisson je pouvais entendre que les collègues sur le fond étaient occupés à découper la couche de béton d’un tuyau de 36 ’’ à l’aide d’un jet d’eau à 1500 bars de pression, de manière à ce que notre équipe puisse ensuite durant l’après-midi placer la chambre de soudure par-dessus les deux tronçons de pipeline.


C’est à ce moment là que tout d’un coup j’entendis un léger bruit de choc qui fut immédiatement suivit d’une légère secousse.

Probablement un supply boat qui nous avait abordé un peu trop violemment pensai-je tout en continuant à regarder par le hublot.

C’était assez étrange, mais peu après, à l’extérieur du caisson il y avait de plus en plus d’aller et venue et les gens paraissaient relativement nerveux.

Puis d’un seul coup tout se déclencha en presque même temps : Le signal d’alarme, les lumières qui s’allumèrent dans les 3 caissons et la tourelle de plongée qui remontait full speed.

Mes 2 collègues se réveillèrent en râlant et me demandèrent ce qui se passait.

Je leur racontai le petit choc mais leur dis que je ne comprenais pas à quoi tenait toute cette effervescence.
Bien sur, nous tentions d’avoir des nouvelles via les caissons - masters mais apparemment ceux-ci étaient trop afférés à la remontée de la tourelle.

A l’extérieur, les évènements semblaient avoir pris une tournure assez dramatique car tous ceux qui passaient devant le caisson portaient maintenant un gilet de sauvetage et tous les visages paraissaient stressés.

Entre-temps, la tourelle était arrivée hors de l’eau et l’équipe de surface réalisa probablement un record de clampage car très rapidement les 3 plongeurs passèrent dans le sas humide.

Evidemment, nous nous sommes tous précipité vers le sas afin de savoir ce qui c’était passé, mais avant que les plongeurs n’aient eut le temps de répondre à nos questions, ce fut maintenant le caisson master qui vint à la radio. Sans aucun commentaire, il nous ordonna de prendre toutes nos couvertures, les bouteilles d’eau ainsi que nos masques à CO² et de tous passer immédiatement dans le caisson n° 3.

A nouveau nous tentâmes de poser quelques questions, mais la seule réponse que nous reçûmes fut de nous manier le cul et de fermer rapidement la porte autoclave du caisson de manière à pouvoir être pressurisé à la pression du fond + 1m.

A nouveau, TARASCO fut secoué par un long tremblement de plusieurs secondes et même à l’intérieur de la chambre nous pouvions ressentir des grincements de tôles froissées.

A l’extérieur, nous pouvions maintenant entendre que l’équipe de surface déconnectait la tourelle du sas humide.

Putain de bordel nous sommes certainement dans une belle merde pensais-je. Si on largue la tourelle et si on nous comprime plus bas que le fond, cela veut dire que nous allons couler.

Aucun de nous ne paniqua, mais tous nous nous préparions à passer quelques heures d’angoisse dans le fond de la mer.

Heureusement, le fond n’était qu’à 38 mètres et nous savions que plusieurs autres DSV travaillaient sur-le-champ et donc nous étions convaincus que nous pourrions être rapidement secouru.

A nouveau le bateau fût fortement ébranlé pendant quelques secondes et puis vint un étrange silence.
Quelques instants plus tard, nous pûmes voir qu’à l’extérieur plus personnes ne couraient et les gars semblaient plus calmes.

Peu après également, la voix de Serge le conducteur de travaux nous parvint à la radio.

Celui-ci nous rassura immédiatement en disant que tout était maintenant rentré dans l’ordre, mais que nous avions échappé de peu à une catastrophe.

En fait, que c’était-il passé ? L’ensemble du système de positionnement dynamique du bateau avait eu une panne générale ce qui a eu pour effet de mettre le bateau à la merci du courant.

Dans un premier temps, il a dérivé vers la plate-forme à proximité de laquelle nous travaillions et là il a percuté le boat landing (premier petit choc).



Puis à cause du courant, nous avons dérivé lentement vers une passerelle qui reliait deux plates-formes et sur laquelle était posé un pipeline de gaz sous pression qui alimentait une très grosse torchère.

L’arrière du bateau passa sans problème sous le pipeline, mais pour la passerelle de TARASCO se fut trop juste.

Seul une petite partie passa dessous, ensuite à cause de la légère houle, le bateau a commencé à taper dans le pipe.

Ce jour là, ne devait pas être notre dernier car plutôt que de percer le tuyau de gaz sous pression, ce fut la passerelle du bateau qui fut aplatie au fur et à mesure de la dérive.

Finalement, au bout de quelques très longues minutes de coup de butoir, la timonerie fut suffisamment aplatie et TARASCO se mis à dériver vers des eaux plus sures.

Plus tard dans la journée, nous apprîmes que la panne générale était due à l’extrême chaleur qui régnait à l’extérieur et qui était généré par l’immense torchère.

Pour éviter que cela ne se reproduise, le responsable des travaux refusa de reprendre le travail tant que la torchère n’était pas éteinte.

Evidemment, son extinction  ne pouvait pas se faire du jour au lendemain et grâce à cela nous avons eu droit à deux jours de stand by durant lesquels nous en avons profité pour récupérer de nos longues plongées qui pouvaient parfois durer plus de 12 heures.

Chaque plongeur vaquait à ses occupations favorites : Certains dormaient toute la journée, d’autre lisaient, d’autres encore comme moi-même emmerdaient les collègues par un petit jogging quotidien d’une heure pratiqué entre les bannettes.

Comme prévu, deux jours plus tard la torchère s’éteignit et la barge s’installa à nouveau en position de travail et ce fut alors à nous à poser la chambre de soudure.

Durant le soudage du pipe, la torchère fût à nouveau allumé, mais cette fois, nous avions reçu l’assistance d’un autre bateau qui avait pour mission d’arrosé notre bonne TARASCO à l’aide de ces puissants canons à eau.

Le pire dans cette histoire qui aurait put être dramatique est du au fait qu’au moment de la panne générale un autre bateau travaillait à proximité immédiate, mais dès qu’ils ont vu que nous dérivions vers le pipeline, les courageux marins ont préféré filer dans la direction opposée pour se mettre à l’abri d’une probable explosion.

 

Peut-on les blâmer ?

 

Papy One

 

Photo HP jet de C-diver

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 21:59

 

 Photo : Mon collègue Robert et moi

En janvier 81 je fus à nouveau envoyé en Afrique, mais cette fois dans un pays beaucoup plus accueillant puisqu’il s’agissait du Gabon.

Le voyage jusqu’à Port Gentil se déroula sans le moindre problème et à l’arrivée, je pus immédiatement constater la différence d’ambiance d’avec le Nigeria où j’avais fait un séjours peu de temps auparavant.

A notre arrivée, nous fûmes immédiatement conduit à bord de la barge ANGUILLE qui pour l’instant se trouvait amarrée dans le port.

Une aubaine pour moi, car cela me permit grâce aux collèges de découvrir les endroits agréables de la ville.

Le lendemain matin, debout à l’aube car nous avions à nous rendre à la base ELF pour une réunion de travail avec briefing complet sur les travaux que nous aurions à faire.

La mission consistait cette fois à installer sur des têtes de puits immergées tout un dispositif qui devait ensuite permettre à un robot d’effectuer toutes sortes de manœuvres grâce à son bras manipulateur.

Les deux jours suivants furent dévolus à mobiliser le matériel de plongée, puis finalement, la barge quitta le port le 12 janvier et prit la mer en direction du champ de GRONDIN où nous arrivâmes vers 20 h.

Après une bonne nuit de repos, j’étais fin prêt pour rentrer en caisse avec Robert, Philippe et Eric.

Moi, cela faisait maintenant 5 ans que je n’avais plus saturé et toutes mes saturations antérieures avaient été réalisées en mer du Nord dans des caissons relativement spacieux ayant un diamètre de minimum 2300 mm.

Ici, les 2 caissons étaient des 1800 donc nettement plus petits que ceux que j’avais connus. Mais qu’à cela ne tienne, j’étais tout de même heureux de faire partie des saturés car cela allait me permettre de me renflouer quelques peu suite aux déboires que j’avais eut quelques mois plus tôt avec mes « amis » du fisc.

Ma première plongée fut un émerveillement total.


La profondeur n’était que de 58 m ce qui faisait que la visibilité était fantastique.

Lorsque je levai les yeux vers la surface, je pouvais distinctement voir les pièces que l’on m’envoyait dès qu’elles entraient dans l’eau.

Sur le fond également c’était super, un véritable aquarium de poissons tropicaux.

Super d’accord, mais à bien y regarder, je trouvais qu’il y avait tout de même pas mal d’énormes murènes tachetées dont deux juste à l’endroit où je devais travailler et le signalai à la surface.


Moi : Surface !

Surf : Oui Francis

Moi : Dis moi, j’ai deux énormes murènes juste à l’endroit où je dois prendre des cotes avec le gabarit, comment je fais.

Le chef d’équipe qui était un habitué du coin me rassura.

Surf : Pas de problème, tu y vas calmement et tu ne fais aucun geste brusque et cela devrait bien se passer.

J’aimais ces derniers mots, « devrait bien se passer ». Enfin je pris mon courage à deux mains et m’approchai lentement de ma zone de travail.

Effectivement, les murènes me regardèrent arriver en dodelinant calmement de la tête mais ne se montraient nullement agressives.

Et c’est ainsi que je commençai ma première plongée sur le site accompagné de ces deux énormes bestioles de deux mètres de longueur et qui se tenaient à un demi mètre de moi.

Outre les murènes nous devions également prendre garde où nous posions les pieds ou les mains car les poissons pierres étaient également nombreux et il était souvent difficile de les distinguer, cacher dans les anfractuosités des têtes de puit.


La première saturation dura 11 jours durant lesquels nous partions plonger  entre le lever et le coucher de soleil, mais assez rapidement, les premiers problèmes apparurent.

Les deux caissons étaient situés sur le pont de la barge et de ce fait ils étaient exposés aux rayonnements solaires, donc pas besoin d’un long discours pour dire qu’à l’intérieur de ceux-ci il faisait très chaud.

Le taux d’humidité dans les caissons était également élevé. Ceci était en grande partie dû au fait que les tenues de plongée restaient dans le sas ce qui évitait de gaspiller inutilement l’hélium qui est un gaz assez cher.

Pour finir et je ne sais pour quelle raison, nous plongions ici  avec des masques faciaux en lieu et place des habituels casques de plongée, résultat, après quelques jours nous avions tous les quatre chopés une belle otite externe causée par un bacille gram négatif.

Les gouttes qu’on nous avait refilées ne nous soulageaient pratiquement pas et la douleur nous tiraillait tellement que nous avions du mal à articuler.

Malgré tout, la première partie de la mission fut menée à bien et nous pouvions maintenant être décomprimés.

Le samedi 24 janvier ouverture de la porte du caisson à 11 heures.

Ah ! Cela fait du bien de respirer de l’air frais.

Très vite nous allons nous doucher car midi approche et nous avons une petite fringale.

Entre temps, l’équipe de surface était entrain de préparer une plongée narghilé car il fallait encore aller changer un flexible sur l’un des puits.

Ca y est, nous voilà installés à table et prêts à démarrer le repas lorsque subitement, le chef de chantier Alain rentra dans le mess et hurla « vite les gars nous avons un accident de plongée »

Ni une ni deux, nous quittâmes le mess pour immédiatement voir que les collègues de l’équipe de surface étaient tous groupés autour du moon pool.

En s’approchant, nous pouvions voir que Régis flottait inanimé en surface sans son masque facial avec à ses coté le plongeur secours qui s’afférait à fixer une corde de récupération au harnais de l’infortuné plongeur.

Très rapidement il fut tiré hors de l’eau et immédiatement conduit vers le caisson que nous avions quitté peu de temps auparavant et fut comprimé à 30 mètres avec comme accompagnateur René le représentant client ancien plongeur et notre Eric qui s’était fait piégé sans le vouloir dans le caisson en transportant la civière du blessé.

A l’intérieur de la chambre, nos deux accompagnateurs pratiquaient les gestes de réanimation adéquats, mais Régis ne réagissait pas. Toujours inconscient, il se vida entièrement sur le plancher métallique sur lequel il était allongé.

Pendant ce temps en surface, le chef de barge avait établi le contact avec la femme médecin de l’entreprise qui était basée à Port Gentil.

Son transfert hélico fut très rapidement organisé et moins d’une heure après l’accident elle arriva sur la barge accompagnée d’un assistant.

Immédiatement mise sous pression, elle fit les premières constatations qui apparemment étaient très alarmantes.

Puis sans grand espoir (selon ses dires) commença à poser les actes techniques.

Contre toute attente, Régis revint à la vie sous les hourrahs de l’équipe collé aux hublots du caisson.

Après toutes ses émotions, il était maintenant temps de savoir ce qui s’était passé sous eau.

Pour une raison inconnue, Régis était semble-t-il tombé sans gaz en arrivant sur le fond, et a aussitôt signalé qu’il remontait en catastrophe en surface.

Au cours de cette remontée en apnée, le chef de poste constatât tout d’un coup que la radio émettait maintenant un bruit de bouillonnement d’eau et décidât immédiatement d’envoyer le plongeur secours.

En arrivant sur Régis, il s’aperçu que celui-ci était inanimé et ne portait plus son masque facial et aida le tender à ramener le plongeur vers la surface.

Pour nous, le mystère restera entier, car d’une part en surface, tout semblait avoir fonctionné normalement alors qu’au contraire, le plongeur en question nous dira qu’il était bel et bien tombé sans gaz.

Heureusement, tout se termina relativement bien pour notre collègue.

Son traitement thérapeutique dura plusieurs heures, mais finalement à sa sortie du caisson il était conscient et pût ainsi être transféré à terre en vue d’un renvoi rapide sur la France.

Ne souffrant d’aucune séquelle, il reprit assez rapidement le boulot et put au cours des années suivantes participer à quelques expériences de plongée profonde où il était connu sous le surnom de « fusible ».

Au cours des jours qui suivirent une dizaine de courtes plongées unitaires furent réalisées en tourelle et le 11 février me voilà reparti pour une courte saturation de 6 jours avec 3 nouveaux plongeurs.

Cette fois, nous avions reçu des gouttes auriculaires préventives qui limitèrent quelque peu les problèmes de maux d’oreille.

Nos plongées étaient toujours aussi intéressantes et plusieurs fois par jours nous recevions la visite d’un petit sous-marin de poche dans lequel avait tour à tour pris place des journalistes techniques car sans le savoir, nous étions entrain de réaliser une première mondiale.


Première mondiale sans doute, mais pas en ce qui concernait l’ensemble de saturation qui lui était loin d’être au top.

En effet, lors de notre décompression, un des systèmes de régénération tomba en panne et nous dûmes être décomprimé à quatre dans un seul petit caisson qui soit dit en passant ne comportait que deux lits.

Malgré cela, l’ambiance resta excellente jusqu’au bout du chantier qui se clôturât quatre jours plus tard par un agréable repas de fin de chantier.

 

Papy One

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 19:06

Sans-titre-Num-risation-18.jpgIn 1980 most of the big civil engineering diving work sites were diminishing a bit in Belgium and I decided therefore to return offshore where the activity was at its highest.

I placed a phone call to Marseille and 2 days later was in a plane for Nigeria.

Up to now, I had only worked offshore in the North Sea where everything was always well organized from home to the arrival on board.

Here it was not exactly the same and it took me 4 days and a lot of problems to reach the barge.

The barge was the old rusty ETPM 101. Everything on board from the accommodations to the food was a real disaster, even in the cabins we had to take care not to be attacked by the numerous rats that had found refuge on board.

ETPM-101.jpg

Nevertheless, despite these drawbacks, the atmosphere on board was very good.

When I arrived on board, the diving team was busy since a few weeks to recover the wreckage of a jack up that had sunk some months earlier following a blow up disaster.

commercial-divers-forum.jpg

Most of the dives consisted to go down and fasten a sling to all the big debris that we found.

As some of you know, visibility in the Nigerian waters is often very poor, and is reduced to nil near the shore or in front of the Delta River.

On the 7 September, most of the big pieces had been recovered and we were now busy to pick up all the drill strings.

Weather was not too good and there was a 10 feet swell, but anyway, it was my time to go,

And so I went down to 18 m to make my 47 minutes dive.

Whenever I found some debris, I fixed my search line to it, asked the surface to lower the crane sling along the down line and then move the crane on my behalf in order to bring the cable above the steel piece.

This time, I had found 3 drill strings. They were lying close to each other and so I decided to hook them all at the same time.

Because of the swell, I asked the crane to give more slack in cable to be sure that I could attach the tubes without any risks for my hands.

Once this was done, I ordered the surface to slowly stretch the cable.

It came up slowly but after a few seconds I could feel that some of the slack was entangled somewhere in another debris, thus I immediately stopped the maneuver and decided to follow the cable to free it.

Because the lack of visibility I couldn't see what happened next, but at once the sling came free from his debris and the loop  hooked itself behind my KMB 10 emergency supply valve, then the cable tightened because of the swell and suddenly... my band mask left his normal position to make a 120° turn on my head.

What I did next is not difficult to imagine, make a (very quick) prayer in order that my umbilical was clear, and back to the surface as quickly as possible.

Luckily for me, Denis the supervisor immediately noticed that I had a problem and after a few seconds I could feel that I was pulled up by the umbilical.

By chance, during my ascent I managed to put my band mask more or less back in position and opened the free flow entirely which gave me a water/air mixture that I think saved my life.

Once at the surface, I immediately dumped the KMB 10 to take a full breath of air.

Some seconds later, I was on deck and off course the supervisor wanted me to immediately go to the DDC and follow a blow up treatment.

As up to now my surface time was less than 3 minutes, and as I was alright, I told him that I preferred to go back immediately, so I had a quick look at the mask to verify if everything was still alright, put it on my face and jumped in the water to finish my job.

  

Conclusion: always take care of moving slings.

 Papy One

Images barge & blowup found on internet

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:44

Photo : Nigeria vu du ciel

En 1980, la plupart des gros chantiers de génie civil sous-marin arrivaient à terme et pour cette raison, je décidai de repartir en offshore où la demande de plongeurs qualifiés était forte.

Un simple appel téléphonique sur Marseille avait suffit pour que le lendemain matin je sois dans l’avion pour aller passer ma visite médicale au siège de la société.

C’était la première fois que je passais par l’agence et je fus impressionné par le nombre de jolies « secrétaires » qui travaillaient dans les bureaux.

Après avoir été déclaré apte pour le service, j’eu le plaisir de tomber sur mon collègue Thierry,  plongeur belge avec qui j’avais déjà fait quelques travaux en Belgique.

Lui préparait ici à Marseille un chantier de soudage en chambre souple, ce qui fait qu’il avait un pied à terre en ville et bien entendu il m’invita à passer la soirée avec lui et quelques connaissances.

La soirée fut charmante et se termina sur la plage par un bain de minuit à poils sous la lune ce qui était pour moi une première.

Le lendemain j’étais à nouveau dans l’avion pour Paris où je devais aller faire les formalités pour avoir un visa pour le Nigeria.

Ainsi, après avoir couru tout l’après midi d’un point à l’autre de la ville, je fus finalement prêt à prendre le soir même l’avion à destination de Lagos.

 Jusqu’à présent, je n’avais travaillé qu’en mer du Nord où tout voyage était parfaitement réglé depuis le départ de la maison, jusqu’à l’arrivée sur la barge.

Ici, ce fut quelque peu plus folklorique. A Lagos contrairement à ce qui était prévu, il n’y avait personne pour me prendre en charge et je dus me débrouiller seul pour trouver ma correspondance sur un vol local.

Au départ je pensais que les vols locaux partaient du même aéroport, mais plus le temps passait plus je m’inquiétais de ne pas voir s’afficher le vol de ma correspondance.

Finalement, j’appris que les vols locaux partaient d’un autre aéroport et que j’avais intérêt à me manier le cul si je ne voulais pas rater mon avion.

Je saisis donc mon sac de voyage et me dirigeai vers la sortie.

A peine sorti du hall, je fus accosté de toute part par des personnes qui me demandaient « taxi Sir » tout en m’arrachant presque le sac des mains.

Devant malgré tout opter pour quelqu’un, je me décidai à suivre un gars qui se proposait à me conduire rapidement à destination.

A peine installé dans la voiture, un second bonhomme à la mine patibulaire vint s’asseoir à coté du chauffeur et tous deux commencèrent, tout en me regardant d’un œil intéressé, à parler dans un langage local dont je ne pigeais le moindre mot.

Immédiatement l’expérience malheureuse d’un collègue me revint en mémoire et un frisson d’effroi me parcouru le dos.

Je venais en effet de me rendre compte que j’étais rentré dans une voiture particulière alors qu’ici tous les taxis que je voyais circuler étaient de couleur jaune.

Heureusement, j’avais gardé mon bagage à coté de moi sur la banquette arrière et ainsi, à la faveur d’un premier embouteillage je sautai hors du taxi tout en prétextant avoir vu un collègue.

Aussitôt je me jetai cette fois dans un vrai taxi sous les regards haineux des deux compères.

Ouf, me voici à l’aéroport local où j’étais finalement arrivé à temps. Il ne me restait plus pensai-je qu’à m’enregistrer pour Port Harcourt et je serais tranquille.

Le comptoir était encore fermé et  pour l’instant seul quelques voyageurs attendaient devant celui-ci.

Bien éduqué, je me joignis à eux et attendis patiemment l’ouverture.

Au fur et à mesure que le temps passait, je pus voir que la foule commençait à s’amasser.

Qu’à cela ne tienne, j’étais parmi les premiers et donc assurai d’être rapidement servit.

Ca y est, le comptoir venait d’ouvrir. Immédiatement la foule se jeta devant les 3 guichets dans un brouhaha indescriptible.

Ici, les mots « file d’attente » ne semblaient pas exister. C’était à celui qui remue le plus dans les brancards.

Moi, je commençais à m’énerver car cela faisait maintenant au moins trente minutes que je j’étais devant ce guichet en tentant de donner mon billet au préposé, mais celui-ci semblait complètement m’ignorer.

C’est quoi ce pays de fou pensais-je, ma parole ils doivent  être complètement racistes pour ne pas vouloir servir le pauvre homme blanc que je suis.

Finalement voyant mon désarroi, un gamin s’approcha de moi et en anglais me dit «  Monsieur, si toi pas donner billet vert, toi rester ici longtemps ».

Ca y est, je venais de comprendre ce que signifiait le mot BAKCHICH.

Rapidement je sortis cinq dollars et les donnai au gamin en lui demandant s’il pouvait m’aider.

Pas de problème, me dit-il mais il faudra encore en allonger dix pour le préposé à l’enregistrement.

Une fois ce petit pourboire imprévu donné, toute les formalités d’accès à bord furent réglées en un temps record et pour le prix, j’eu même droit à un porteur qui s’ empressa de me conduire jusqu’à mon siège dans l’avion.

L’arrivé à Port Harcourt se fit sous une averse tropicale et comme c’était à prévoir personne ne m’attendait.

Ici également je fus abordé par des chauffeurs de taxi à qui j’expliquai que j’étais plongeur et que j’attendais que l’on vienne me chercher.

Au bout d’une heure d’attente voyant que je faisais toujours le pied de grue, l’un d’eux s’approcha à nouveau et me dit qu’il connaissait l’adresse d’un blanc qui travaillait avec des plongeurs.

Comme je n’avais vraiment pas le choix, je me décidai à le suivre.

La route en terre était complètement défoncée et le taxi slalomait entre les trous remplis d’eau.

Finalement il arriva à une villa et le chauffeur me dit que c’était sans doute ici que je devais me rendre.

Il palabra durant quelques instants avec le noir qui semblait garder la maison et au bout de quelques minutes une femme blanche apparut à la porte et d’emblé me dit «  Monsieur Francis je suppose ? »

Oui c’est moi.

Bien ! Mon mari devait venir vous chercher mais il a dut partir précipitament sur barge et n’a donc pas put vous réceptioner.

Après quelques bannalités supplémentaires, elle indiqua au chauffeur l’adresse du guest house où je pouvais aller me reposer.

Arrivé à la villa où je devais loger, une autre surprise m’attendait. Dès mon entrée dans la maison une odeur acre me prit immédiatement à la gorge.

Putain, c’est quoi ce truc demandais-je au gardien de faction dans le garage.

Ca Monsieur, c’est pour éviter la présence des serpents dans la maison me répondit-il.

Mais il ne faut pas vous inquiéter cela ne sent que pendant une semaine s’empressa-t-il d’ajouter.

Charmant, pensais-je.

Mais finalement j’étais tellement vanné par mon voyage que je n’eus aucun mal à m’endormir.

Je dormi ainsi jusqu’en fin d’après-midi, moment ou probablement la faim commençait à ce faire ressentir.

Je me levai et constatai que la maison était absolument vide, même plus un gardien pour me renseigner sur mon sort.

Qu’importe, très rapidement je découvris un frigo contenant quelques victuailles qui pour l’instant pouvaient me rassasier.

Après m’être nourri suffisamment je me mis à la fenêtre et passai mon temps à regarder dehors.

Il pleuvait toujours autant, et déjà je commençais à avoir le cafard en pensant à ceux que j’avais laissé en Belgique.

Comme je n’avais rien d’autre à faire, je pris la plume et commençai à écrire mon premier courrier.

Pendant que j’écrivais, une jeune fille remonta le petit chemin que je pouvais voir depuis la fenêtre.

Elle marchait sous la pluie, protégée par un énorme parapluie mais en arrivant à ma hauteur elle sentit probablement que je l’observais car tout d’un coup elle regarda dans ma direction, me vit, fit une petit sourire accompagné d’un petit bonjour de la main et continua son chemin.

A moi, il ne m’en fallu pas plus pour me remonter le moral et pouvoir ainsi terminer ma lettre avec un esprit plus serein.

Je passai encore deux autres jours dans ce guest house en attendant d’avoir une place dans un hélico, et finalement, après ces 4 jours de galère, je me suis retrouvé sur ETPM 101.


A bord de cette barge complètement rouillée, tout depuis les accommodations jusqu’à la bouffe était un véritable désastre.

Même dans les cabines, nous devions prendre garde à ne pas nous faire attaquer par les nombreux rats qui pullulaient à bord.

Néanmoins, malgré ces (légers) inconvénients auxquels on s’habituait très rapidement, l’ambiance à bord était excellente.

Lorsque j’arrivai à bord, l’équipe de plongée était depuis plusieurs semaines occupée à récupérer les débris d’une plateforme élévatrice qui avait explosée quelques mois auparavant suite à un blow up et la plupart des plongées consistaient à élinguer les divers débris qui furent trouvés sur le fond.


Le 7 septembre, la plus grande partie des grosses structures avait été récupérée et nous étions maintenant occupés à remonter de nombreux trains de forage.

Le temps n’était pas très bon et il y avait une bonne petite houle avec des creux de 3 mètres, mais malgré tout, nous continuions à travailler et c’était maintenant à mon tour de passer 47 minutes à 18 mètres.

A chaque fois qu’un débris fut trouvé, j’y fixai la ligne de recherche, puis fis descendre l’élingue à coulisser sur la main courante.

Une fois l’élingue récupérée, il ne me restait plus qu’à orienter la grue pour la ramener à l’aplomb de la pièce.

Cette fois, j’avais trouvé 3 trains de tige d’une vingtaine de mètre et comme ils étaient proches l’un de l’autre, je décidai d’élinguer les 3 pièces en une seule fois.

A cause des mouvements de houle, je demandai que la grue donne suffisamment de mou dans le câble de manière à ce que je puisse élinguer les tubes sans risque pour mes précieuses petites mains.

Une fois les tubes élingués, je demandai à la surface de tendre lentement le câble de manière à pouvoir bien serrer le tour mort.

Pendant la manœuvre de serrage, je pus sentir que le mou du câble avait accroché un autre débris sur le fond et bien entendu je fis immédiatement stopper la mise en tension.

Tout se passa ensuite, alors que je suivais le mou de l’élingue pour aller la dégager.

En général, la visibilité des eaux nigérianes était fort limitée et elle était souvent nulle à proximité des côtes ou à l’embouchure des fleuves.

Donc je ne vis pas  qu’à cause de la houle, le câble s’était dégagé tout seul.

Mais surtout, je ne pus m’apercevoir que le restant du mou était passé derrière la vanne d’alimentation secours de mon facial KMB 10 et évidemment ce qui devait arriver, arriva.

Le câble se tendit, accrocha la vanne et arracha mon masque facial qui fit une rotation de 120° sur ma tête.

Ce que je fis ensuite n’est pas difficile à imaginer : Prier (très rapidement) pour que mon narghilé soit clair et filer vers la surface le plus rapidement possible.

Heureusement pour moi, en entendant le bruit d’un bouillonnement d’eau dans la radio, Denis Surbled le chef de poste s’était immédiatement rendu compte qu’il y avait un problème et après quelques secondes je pus sentir qu’on me tirait vers la surface.

Par chance également, durant la remontée je pus réajuster mon masque dans une position plus ou moins normale et ouvrir mon freeflow en grand ce qui me donna malgré tout un mélange air / eau suffisant pour me sauver la vie.

Une fois en surface, j’arrachai mon masque et je pus enfin me remplir les poumons de quelques bons litres d’air frais.

Quelques secondes plus tard, j’étais sur le pont et bien sûr comme l’imposait la procédure, le chef de poste voulu immédiatement me faire passer dans le caisson afin de suivre le traitement requis en cas de remontée incontrôlée.

Cependant, comme cela faisait moins de 3 minutes que j’étais en surface et comme j’étais OK, je lui dis que préférais redescendre immédiatement.

Comme il fut d’accord, je vérifiai rapidement mon facial, le mis sur la tête et resautai à l’eau pour terminer mon travail.

Le restant de mon séjour à bord se déroula sans autre incident et finalement au bout de 45 jours, mon premier chantier en Afrique arrivait à terme et je pus reprendre un hélico accompagné de 2 hommes de pont qui eux aussi avaient terminé leur séjour.


Le retour vers l’aéroport de Lagos non plus ne fut pas triste.

Sur la route de l’aéroport un gosse venait de se faire renversé et gisait sur le bord de la route.

Immédiatement, nous avons demandé à notre chauffeur de stopper pour lui venir en aide, mais celui-ci refusât tout net en prétextant que nous risquions alors un tas de gros ennuis car tout le monde s’accorderait pour nous rendre responsable de l’accident.

Nous étions écoeurés par ce comportement, mais le chauffeur n’en avait cure et continua son trajet jusqu’au terminal de départ.

Là à nouveau gros problèmes avec les autorités de la douane qui nous accusaient d’avoir changé de l’argent au noir et ne voulaient pas nous laisser embarquer.

Une fois de plus, la distribution discrète de quelques billets verts débloqua la situation et nous pûmes monter dans l’avion.

A 23h50 les portes se fermèrent et l’avion se mit en route.

Ouf ! Finit les ennuis pensais-je tandis qu’en même temps je me promettais de ne plus jamais revenir dans ce pays de fous.


Papy One


Photo blow up prise sur Internet 

 

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 22:29

max soudage rupel 2We were now in 1980 and the work on the Rupel tunnel was slowly approaching to his term.

The last element had been placed with success in the river and we were now sealing the embankment side.

To realize this water tightness , we had previously built a 45 m long concrete beam  on the bottom off the river and also made some hyperbaric welding under the element to fix a 45 m long bolted strip.

  And now, one of the last operations consisted to install a “Gina*” gasket between this strip and the concrete beam.

Clearly this meant that to reach the workplace, we needed to go down some 24 m along the side of the element then pass under it and follow the concrete beam during a certain distance to be on the site.

Thus, this 25/06/80 I went down and follow the beam for about 20 m before I got to the place where a part of the gasket had already been fixed by the previous diver.

Once there, I informed the surface that I was in position and I started to work:

-        First install a lugall to the beam

-        then fix a clamp at the edge of the rubber seal,

-        put some tension to the lugall in order to bring the seal over a series of bolts,

-        and finally install a small plate over the gasket and fix it with some nuts to keep it in position.

Even in total darkness my work progressed well and I was not expecting to have any particular problem.

Unfortunately I was wrong. I was now diving for about 25’ when suddenly I fell completely without nitrox gas.

The gas failure wasn’t gradual, which would have meant that the quad at the surface was empty.

No, it was expiration of the gas from my lungs, then inspiration, and ..... Fuck, no gas anymore.

Of course bail out bottle was mandatory for this job and this time I was convinced that mine was full because I did control it before every dive since the incident that happened a few months before.

So I opened my bail out valve and .... Shit! Nothing.

biberonsecours

 What was the problem? No time to think at it.

Obviously, I was now an emergency situation and this even more because from here I couldn’t come up straight away.  

So I immediately warned the surface to quickly pick up my umbilical and pull me back to the edge of the element.

Although I wanted to get out from underneath the element as fast as possible, I had to make sure that my hose was not going to be hooked by the bolds that were sticking out of the roof and therefore I preferred to feel the traction on my umbilical and simply follow it instead of moving quickly towards the edge and risking to leave behind me some slack  that could be jammed somewhere.

Luckily, as usual in those days  I was wearing my constant volume suit and hood, and thanks to that, I was sure that I could breathe the few liters of gas that were contained in it  during at least 2 minutes before fainting.

The surface team reacted promptly and I could feel that they were doing their best to bring me back.

As soon as I reach the edge of the element, I immediately found the down line, so I told the surface to stop pulling at my umbilical for I was now coming up at the (nearly) requested ascent speed.

I knew that the ascent would expand the gas inside my suit and thus give me more to breathe, and so I reached the surface without further difficulty.

Of course, once out of the water, everybody wanted to know what had happened.

All the diving equipment was checked from the nitrox quad up to my regulator, and the trouble seemed to come from that last one.

I opened it and immediately saw what the problem was.

In those days I was using a MISTRAL, which was a one-stage double hose demand regulator. It was very pleasant and reliable to use except this day because now I could see that a small piece had come loose of his original position and had therefore failed to provide gas.

But in fact, the real cause off the failure came from the fact that during the previous days, I had done a lot of pneumatic drilling which had generated a lot of vibrations through my body, but also trough my equipment, and it were those vibrations that had slowly but surely turned loose that piece.

Conclusions: Always inspect your diving gear regularly and especially when it had been submitted to extreme working conditions.

 

* So named because its shape resembled to the breast of GINA LOLLOBRIGIDA which was a well-known actress in the 1960s.

 

Papy One

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