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  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:42

nigeria.jpg When I was a young diving supervisor I tried to organize regular security exercises in order to test my reactions, but also those of my team in critical situations.

Most of these exercises consisted to recover the diver from a difficult situation.

Generally, I chose the end of a no-stop dive to perform the test and therefore I asked the diver to get stuck somewhere in the structure and then call for help.

The exercise was then to send the standby diver to free his colleague and bring him back to the surface where he was taken in charge and quickly brought to the DDC for a fictitious therapeutic recompression.

These drills were always full of lessons and were so realistic that one had sometimes difficulties to come out of the game.

Most of the time I informed everyone on board that such an exercise would take place during the shift, but one day I forgot to warn the guys of another barge which was located not far from us and on which were working English divers.

When they saw our supposed injured diver hanging in the crane, they immediately sent their zodiac with a team of divers to assist us.

4-harness-lift.jpg

They were a little surprised but also reassured when I told them that it was only an exercise.

At another time during a job in Nigeria I wanted to test my new team, but also the staff that was ashore at Escravos.

We were in December  91 and this time I asked one of my Nigerians divers to simulate a type II accident more or less 3 hours after his dive and this time nobody apart him and me was aware of what was going to happen.

All the dives of the day had been completed and we were waiting that the welder finishes his job.

In the meantime, I was busy to complete my daily report when suddenly a diver entered my room and told me that there was a big problem with (let us call him) Godwin because he collapsed on the deck.

I immediately went down to the main deck and there saw our victim lying on the floor.

The diver had a speech problem which was apparently accompanied by paraplegia.

Immediately I called the diving team to come on deck and give a hand to transfer Goldwin to the recompression chamber.

Our Diver was so good actor that nobody doubted the veracity of the accident.

Once that the victim was installed on the bunk the DDC was put under pressure and I then asked Bruno the attendant to prepare the medical treatment which was to begin by an intramuscular injection in the outer quadrant of the buttock.

So far, our victim seemed in a rather poor condition, but at the sight of the huge needle a miracle occurred and our Godwin was immediately on his feet to the great surprise of the rest of the team.

It was time now to inform them off the drill, but I asked them to continue to play the game so we could test the rest of the organisation.

I let the recompression chamber under the supervision of Mathias the second expatriate diver and went to the radio room to make a call to Charlie One which was our Marine Maintenance Supervisor at the base of Escravos.

As soon that I had contact with him, I explained him that we had a serious decompression problem on board that required a type II treatment and that I wanted the assistance of the base doctor as was foreseen in our procedure.

While asking him to organize the transfer of the doctor as soon as possible, I also told him to call me back before the departure of the helicopter.

Then I left the radio pretending I had to go back to the chamber.

On board the barge crew and the captain worried about the health of their compatriot so I told them that he was under good hands.

Shortly after, Charlie One called me back and told me that the doctor refused to come on board and enter into the chamber but they had found a paramedic and was ready to send him to us.

At this point, I told him that he could stop everything because it was only an exercise.

There was a long blank on the radio and then Charlie One asked me if I was kidding.

When I told him that no, there was a sort of grunt and the radio fell silent.

Later on I learned that my drill had made a lot of fuss at the base and that the doctor had been fired following his refusal.

A few days later the barge returned back to shore for a few hours and the base manager took the opportunity to call me.

Not very reassured, I proceeded to his office thinking to receive a reprimand, but on the contrary he told me that he appreciate the fact that I was so concerned by security, but he asked me anyway in the future to inform him in advance of my wacky ideas.

I did.

 

Conclusions:

These security exercises were each time a source of information which allowed correcting some errors.

Papy One

Hanging diver photo comes from the Internet

 

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 20:29

 Photo : L'étrave de l'épave

Durant les années 80 une très grosse tempête avait provoquée l’échouage et la perte de plusieurs navires dans les eaux Algériennes.

Plusieurs épaves gisaient dans le port d’Oran et une autre avait coulé devant la rade d’Alger.

Comme cela représentait un risque pour la navigation, un marché d’enlèvement d’épave avait été lancé et se fut la société pour laquelle je travaillais à l’époque qui avait remporté le marché.

En 86, toutes les épaves avaient été enlevées et il ne restait plus maintenant que celle du MINISEA qui gisait sur son flanc tribord à - 24 mètres de profondeur aux abords d’Alger la Blanche.

Diverses méthodes de récupération avaient été étudiées mais à cause du type de navire, il s’avéra rapidement que même après obturation de toutes les ouvertures, un renflouage faisant appel au forces de flottabilité internes de l’épave n’aurait pas été possible car le volume des compartiments pouvant servir au gonflage ou au pompage étaient inférieurs au poids du bateau.

La solution qui fut dès lors retenue était celle qui consistait à découper l’épave en 3 tronçons d’environ 500 T.

Le MINISEA était un minéralier qui au moment de sombrer, était chargé de minerai de plomb.

La première des opérations consistait dès lors à en extraire un maximum, de manière à  alléger le bateau, mais également afin de pouvoir dégager les zones où allait avoir lieu les découpes.

Cette première phase de travail avait déjà débuté quelques semaines avant mon arrivée sur le chantier et lorsque j’arrivai à bord une grande partie des minerais avait déjà été récupérée.

Le support de surface sur lequel j’arrivai le 8 janvier 87 et sur lequel j’allais travailler durant les quelques semaines à venir était la Comex II, une bigue dont les installations étaient loin d’avoir le confort de certaines barges offshore.

En effet, les containers cabines dans lesquels nous étions logés n’étaient plus trop étanches et par mauvais temps il était courant de devoir mettre en place quelques récipients pour récupérer l’eau de pluie. Mais l’inconfort des cabines était compensé par le bien mangé car le chef - coq était un véritable cordon bleu et la bouffe dépassait de loin ce que j’avais déjà mangé ailleurs.

A bord, il y avait 12 personnes, composés entre autre d’un chef de barge, le chef - coq, cinq  hommes de pont, un chef plongeur et quatre plongeurs plus également notre mascotte le chat Félix.

Tout ce petit monde formait un groupe très uni où la bonne humeur (à l’exception de quelques coups de gueule de notre C.O.H Michel) était de mise.


Le second jour de mon arrivée à bord, était dévolu à faire une reconnaissance complète de l’épave de manière à bien prendre mes repères car bien que nous fussions en Méditerranée, la visibilité n’était pas très bonne.

Il est vrai que nous étions en plein hiver, et à cette époque de l’année, la mer était souvent mauvaise à tel point qu’à plusieurs reprises nous avons du nous mettre en stand by météo.

L’eau également n’était pas très chaude puisqu’elle tournait au environ de 8° C ce qui pour le frileux que j’étais n’étais pas très amusant.

De plus, le chef de projet n’avait prévu que des tenues de plongée humide de 6 mm, résultat dès la seconde plongée je m’étais trouvée une deuxième veste néoprène, ce qui me permettait de faire mes 120 minutes sans trop souffrir.

Pour les 48 minutes de paliers que nous avions ensuite à faire, nous avions heureusement réussi à brancher un flexible sur le ballon de la douche qui nous envoyait de l’eau chaude sous le néoprène.

Au début, mes plongées consistaient à découper des panneaux de cale de manière à avoir accès aux derniers mètres cube de minerai qui étaient ensuite pompés à l’aide d’une pompe Toyo.

Puis, une fois tout le minerai enlevé, nous avons commencé à découper l’épave latéralement d’un bord à l’autre.

Pour cela, la découpe de nombreuses fenêtres  était nécessaire pour que nous puissions avoir accès à toutes les structures.

Le découpage se faisait à l’électrode ultra-thermique et il va s’en dire que nous prenions particulièrement soin à pratiquer bon nombre d’ouverture pour permettre l’évacuation des gaz explosifs.

En même temps, il fallait toujours prendre garde à se positionner correctement car l’ensemble des structures était sous tension, et il n’était pas rare de voir les tôles s’écarter brutalement de plusieurs dizaines de centimètre lorsqu’on arrivait en fin de coupe.


Le 26 janvier, nous avions déjà bien avancé dans nos travaux et nous allions commencer le découpage d’une nouvelle section.

C’était le jour des relèves et deux des plongeurs attendaient la vedette qui était annoncée dans les prochaines minutes.

Mais les minutes s’allongeaient  et toujours rien à l’horizon.

Notre chef commença à s’impatienter à tel point que vers 9 heures il décidât de faire plonger Olivier avec moi comme plongeur – secours.

Le plongeur s’équipât et démarra sa plongée par la mise en place de la main courante.

Comme à l’accoutumée, moi j’étais complètement prêt en secours, mais malheureusement ce jour là je fus pris d’une envie soudaine et dû quitter le poste de plongée pendant un certain temps.

Lorsque je revins sur le pont, j’étais simplement habillé de mon pantalon néoprène et de mes chaussons.

Je venais d’arriver au poste de plongée, lorsque tout d’un coup, un grand BOUM secoua le ponton.

Immédiatement je compris qu’Olivier venait de se faire sauter la gueule.

Au téléphone, il n’y avait plus signe de vie et bien sûr les deux autres collègues s’étaient déjà jetés sur le narghilé pour essayer de remonter le plongeur mais celui-ci coinçait.

Que pouvais-je faire ? Continuer à me rééquiper comme le voulait le chef, c'est-à-dire remettre ma veste, le biberon - secours, le narghilé et le facial : pas question, cela aurait prit trop de temps.

Donc la seule chose que je fis, fut d’enfiler mes palmes, prendre une bouteille de plongée, un masque et me jeter à l’eau.

BRRR !!! Qu’est-ce qu’elle était froide sans veste, mais de toute façon pas question d’arrêter.

En suivant le narghilé, je me disais qu’il était probablement trop tard pour Olivier, car avec une explosion pareille il devait y avoir peu de chance qu’il n’en réchappe.

Arrivé au fond je pus rapidement le localiser dans la cale et grâce à dieu (ou à la chance) vis qu’il respirait encore.

Une fois sur lui, je m’aperçu qu’il était complètement groggy et comme le prescrit la procédure, je lui ouvris le free-flow.

Il ne restait maintenant plus qu’à le sortir de la cale de manière à pouvoir le remonter.

Je sentais qu’en surface l’équipe s’occupait du narghilé et dès que celui-ci fut libre, l’on commença à remonter le plongeur.

Evidemment, en surface il n’était pas au courant de l’état du plongeur et le début de la remontée fut un peu trop rapide à mon goût.

Tant et si bien que je dus envoyer un signal stop sur le narghilé.

Immédiatement, la progression s’arrêtât.

Mon nouveau signal de 3 coups fit reprendre la remontée à une allure (plus) normale.

Durant la remontée, je pus observer mon collègue et vis que celui-ci avait rouvert les yeux et me regardait en ce demandant sans doute ce qui lui était arrivé.

Une fois en surface, la sortie de l’eau ne fut pas des plus facile car bien qu’à nouveau conscient, le plongeur était  incapable de remonter à l’échelle de plongée et je fus obligé d’attacher une corde à son harnais.

Trois personnes furent ensuite nécessaires pour le hisser hors de l’eau.

Moi de mon coté, j’étais content de pouvoir sortir de l’eau, car bien que je n’étais resté qu’environ 3 – 4 minutes dans l’eau froide, je commençais à me les geler.

En surface, Eric s’afférait à enlever le casque du plongeur accidenté et au bout de quelques secondes, Olivier, pouvait à nouveau respirer à l’air libre.

Son regard était encore hagard, mais il était maintenant tout à fait conscient et répondait à nos questions.

Pendant un moment, nous avons pensé à le mettre dans le caisson de recompression  mais comme il n’avait plongé qu’une quinzaine de minutes et comme la vitesse de remontée avait été plus ou moins normale nous ne l’avons finalement pas fait.

Il a simplement été emmené à l’infirmerie où le paramédic a fait les premières auscultations.

Apparemment, il n’y avait aucune fracture, mais le plongeur se plaignait d’un mal d’oreilles et souffrait de vertige.

Bien que les signes externes ne paraissaient pas trop graves, il fallut néanmoins penser au risque d’une éventuelle hémorragie interne qui aurait put être provoquée par la force de l’explosion.

C’est pourquoi, le chef de barge avait également alerté les secours à terre et il fut décidé d’évacuer le blessé avec la vedette de la relève qui était maintenant arrivée à couple de la bigue.

Une fois le blessé évacué, nous avons vérifiez le matériel de plongée et là, nous avons pu constater qu’à cause de la force de l’explosion, le fil téléphonique avait été à moitié coupé au niveau du presse-étoupe ce qui explique pourquoi le chef d’équipe avait perdu les communications sitôt après l’explosion.

En fin de matinée, tout le monde avait un peu décomprimé du stress de l’accident.

Les deux nouveaux plongeurs avaient eu le temps de s’installer dans leur cabine et étaient maintenant prêt à reprendre le flambeau.

Quant à moi, j’avais passer un bon moment sous la douche afin d’avoir une température corporelle suffisante pour reprendre la plongée avortée de notre pauvre collègue.

Il va s’en dire qu’une fois arrivé au fond, je pris plus d’un quart d’heure pour analyser ce qui c’était passé.

La découpe qu’Olivier devait réaliser consistait en une ouverture dans la salle des machines au droit de la barre de secours de manière à pouvoir y installer une élingue de relevage.

Apparemment ce fut au moment d’amorcer sa première électrode pour faire le trou d’évacuation des gaz que l’explosion s’était produite.

Donc la seule explication possible à cette explosion fut que cette cale contenait une poche de gaz explosif provenant sans doute des produits stockés dans la salle des machines.

Il fallait pourtant que maintenant moi aussi je continue le perçage de ce premier trou d’évacuation et j’avais beau me dire qu’en principe tout le gaz présent dans la cale avait du être consumé par l’explosion, je ne put m’empêcher de griller ma première baguette à bout de bras et en détournant la face de manière à éviter une éventuelle explosion frontale.

Après 35 secondes de combustion sans problème, je fus rassuré et commençai à découper comme à l’accoutumée.

Plus tard dans la journée, nous apprîmes qu’Olivier souffrait de nombreuses contusions, avait les deux tympans percés mais heureusement n’avait eut aucune hémorragie interne.

Le reste du chantier se déroula avec les petits problèmes habituels rencontrés dans ce genre de chantier et le 22 février, le dernier morceau d’épave était largué en haute mer en même temps que la dépouille de notre malheureux Félix qui avait accidentellement trouvé la mort en se reposant dans un des treuils de maintien de la barge.

 

Conclusions :

Ne jamais plonger sans plongeur – secours.

Connaissez les signaux de traction.

Ayez un système de récupération plongeur en surface.

 

Papy One


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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 14:13

CSO_Orelia.jpg In October 1984 a complete team of divers, technicians and life support technicians took off from Paris to Dubai to embark on the brand new DSV ORELIA.

The barge was docked in the port and we had one week to mobilize all the equipment we were going to use during the next 8 months.

Our company had indeed won a major contract for the installation of a great amount of spool pieces of various length and size in the Saudi Arabic waters, not very far from the war zone.

The boarding went well but at the end of the second day, the big contract was threatened by a strike of the divers.

Indeed, at this time, the war between Iran and Iraq was in full swing and we learned incidentally that the British personnel (sailors, crane operators, etc.) who were indeed working for the same company were entitled to a war bonus.

Of course, in good faith, we also thought we had right to this same premium, but we were wrong because nothing had been planned for us.

As you can imagine, our reaction was extremely fast: the same thing or we strike!

Of course as the direction of Marseille did not want to hear our grievances, the following hours were quite heat and we were ready to pack up and return to Europe.

The next day however, the diving superintendent managed to obtain a compromise with the direction.

We would not receive war primes, but instead, as the work was made on a lump sum contract, we were promised to receive bonus and super bonus primes in function of the total spool pieces that would be connected each day.

We all accepted these conditions and finally at the end of the week, the barge was ready to sail towards the Marjan oil field.

The trip lasted a few days and although we had supposedly nothing to worry about, ORELIA had to sail all lights off and nobody was allowed on deck (later we learned that another diving support with divers in saturation had been sunk by an exocet missile).

Once on the site, 15 divers including myself entered the long hyperbaric chamber, and we were compressed to the living depth of 35 m.

The very first mission was to remove a dozen 36”and 48”blind flanges of the risers of a jacket.

In those days, one of my nick names was “Francis, the fastest cutter at the West of Marseille” and as my burning speciality was known by our superintendent, he asked me if to save time, I felt capable to cut the nuts without damaging the flanges.

I said no problem and thus had the privilege to make the first dive of the campaign.

It was decided that while I was going the cut the nuts from the bolts, the diver two of my team would remove these with a hydraulic impact wrench while the diver of the second bell  would withdraw the defeated bolts and flanges to put them in the basket.

Once in the water, I was really enjoying my dive, super clear water, lots of nice fish in the jacket and above all a job I liked.

cutting.jpg

  

To make my cuts, I had chosen to use steel tubular rods which would allow me to have a much better control of my burning.

Cutting went very fast, a little cut at 3 and 9 o’clock of the nut and it sprang open.

Roger, the diver of bell two had then just to slam the bolts out of the flanges with a sledge hammer.

At the other end of the platform, Laurent the other diver was also occupied to remove its nuts with his hydraulic tool but as expected the cutting went much faster than the mechanical loosening and so after a while I found myself working beside him. Thus I told the surface that I was going to finish the cutting on the last 48” and so send Laurent to help diver 3.

While I was busy on the last blind flange I suddenly saw that the slack of my umbilical began to rise. Of course I immediately stopped burning to watch what was happening.

I immediately saw that the impact wrench was taken up but unfortunately for me it had hooked my umbilical which now followed the same path to the surface.

 

So I quietly called the surface:

-        Me : Surface diver One

-        Surf : Yes diver One

-        Me: Can you stop the hydraulic wrench, it hangs in my umbilical!

-        Surf: Say again!

-        Me: STOP the rise of the impact wrench!

-        Surf: Sorry I did not understand, say again.

 In the meanwhile, I could see that there were virtually no slack left in my umbilical and during a brief moment I thought to make one turn around the elbow of the riser with the remain of it but immediately realised that it was a stupid idea because my 12 cm wide gas hose would not break, but I would do.

As I now began to leave the seabed, I shout again:

 -        Me: SURFACE PLEASE STOP THE ASCENT OF THE HYDRAULIC TOOL!

-        Surf: WHAT DO I HAVE TO STOP?

 I was now at 6 or 7 m from the bottom and still continued to be pulled to the surface.

I knew that I had absolutely no chance to survive if the rise continued and at the same time I was really angry against that asshole who because his deafness would do a widow and an orphan.

In a last cry of despair I shout: “SURFACE STOP IT.”

And thanks Jesus it stopped.

I was now hanging above the diving bell that I could see in the distance, but at least I didn’t come up anymore.

Then after a few seconds, the hydraulic wrench came down and when she came to my level I could finally free my umbilical.

In fact what had happened?

When I informed diver 2 that he could stop his work with the wrench, he informed the surface that the hydraulic tool could go up.

However, after a few minutes the supervisor informed Laurent that they had a little problem with the winch but in the meantime he could help the other diver with the removal of the bolts.

A few minutes later, the winch was repaired and the surface started to recover the wrench without informing the dive control room.

Once my critical situation started, the stoned deaf supervisor couldn’t understand the mix calls from me and from the diver 2 who also tried to prevent what was happening.

Later in the bell, I learned that it wasn’t my last call of despair that had stopped my ascent, but the order of the diver of the second bell who informed his supervisor who then gave the right stopping order on deck.

The following eight months passed without other major incidents and nearly every One touch a lot of bonus and super bonus primes.

 Papy One

 Conclusion:

Always test the ears of your supervisor before diving.

Photos taken on the web

 

 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 20:28

 Photo : La barge ORELIA

En octobre 1984 toute une bande de joyeux plongeurs, techniciens et caissons masters s’envolèrent de Paris pour rejoindre Dubaï où nous devions embarquer sur le tout nouveau DSV ORELIA.

La barge était à quai dans le port et nous avions une semaine pour la mobiliser de manière à ce quelle soit prête à nous servir de support de travail durant les 8 prochains mois.

La compagnie pour laquelle nous travaillions avait en effet remporté un important contrat de pose de manchettes pour le compte de l’Arabie Saoudite.

Pourtant, dès le second jour à bord, le gros contrat en question était menacé par une grève des plongeurs.
En effet, à cette époque, la guerre Iran / Irak battait son plein et nous avions appris incidemment que les marins (anglais) de la barge (et qui travaillaient pour la même boite que nous) avaient droit à une prime de guerre.

Evidemment, en toute bonne foi, nous aussi pensions avoir droit à cette même prime, mais nous avions faux sur toute la ligne car rien n’avait été prévu pour nous.

Comme on peux l’imaginer, notre réaction fut extrêmement rapide : LA MEME CHOSE OU C’EST LA GREVE !!

Comme la direction de Marseille ne voulait pas céder, les heures suivantes furent assez houleuses et nous nous apprêtions à faire notre sac pour rentrer en Europe.

Le lendemain cependant, le conducteur de travaux J-P.B réussit à obtenir un compromis avec la direction.

Nous n’allions pas toucher les primes de guerre, mais comme il s’agissait d’un énorme contrat au forfait, la direction nous proposât plutôt des primes ainsi que des super primes en fonction du nombre de manchettes que l’on poserait par jours.

Pratiquement tous nous acceptions ces conditions et la mob repris sans autre incident si bien qu’à la fin de la semaine la barge fut prête à appareiller pour le champ pétrolifère de Marjan.

Le voyage dura quelques jours et bien que nous n’avions soi-disant rien à craindre, le DSV devait naviguer tous feux éteint et personne n’était admis sur le pont (plus tard nous avons appris qu’un autre support de plongée avec des plongeurs en saturation avait été coulé par un missile exocet).

Une fois sur le site de travail, quinze plongeurs (moi inclus) passèrent dans l’immense caisson pour être comprimés au niveau vie de 35 mètres.

La toute première mission de plongée consistait à enlever une douzaine de brides pleines des risers 36 ’’ et 48 ’’ qui étaient déjà fixés au jacket.


A cette époque, un de mes surnoms donné par le père des tables de décompression française était « Francis, le découpeur le plus rapide à l’ouest de Marseille » et comme ma spécialité était connue par notre bien aimé esclavagiste (le conducteur de travaux) il me demanda si pour gagner du temps, je me sentais capable de découper les écrous sans abîmer les brides.

Je lui répondis pas de problème et j’eu ainsi  le privilège de faire la toute première plongée de la campagne.

Il fut également décidé que pendant que je découperais les écrous, le plongeur n° 2 de ma tourelle enlèverait d’autres écrous à l’aide d’une clé à choc hydraulique, tandis que le plongeur de la seconde tourelle lui retirerait les boulons défaits, et mettrait les tapes pleines dans le panier.

Une fois dans l’eau, j’appréciais vraiment la plongée, eau super claire, un tas de jolis poissons dans le jacket et par-dessus tout un boulot que j’aimais bien.

Pour réaliser mes découpes, j’avais choisis d’utiliser des baguettes oxy arc ce qui me permettrait d’avoir un bien meilleur contrôle de ma coupe.

Le découpage des écrous était très rapides : une coupe à 3 h et 9 h et hop l’écrou s’ouvrait.

Il ne restait plus alors au plongeur de la tourelle n° 2 qu’à taper à l’aide d’une grosse masse les boulons hors des brides.

A l’autre extrémité de la plateforme, Laurent le plongeur n° 2 était lui aussi occupé à retirer ses écrous à l’aide de la clé à choc, mais comme prévu, le découpage allait bien plus vite que le dévissage mécanique et après un certain temps je me retrouvai à travailler à coté de lui.

Aussi, j’informai la surface que j’allais terminer le riser 48 ’’ et que pour ne pas être gêné, j’envoyais Laurent donner un coup de main à Roger le plongeur n° 3.

Pendant que j’étais occupé à découper sur la dernière tape pleine, je vis tout d’un coup que le mou de mon narghilé commençait à remonter.

Bien entendu, je cessai de découper pour regarder ce qui se passait.
Immédiatement, je vis que l’on remontait la clé à choc, mais pu voir aussi que malheureusement celle-ci avait accroché mon narghilé qui maintenant suivait le même chemin vers la surface.

Donc calmement j’appelai la surface :

Moi : Surface plongeur 1

Surf : J’écoute plongeur 1

Moi : Est-ce que tu peux arrêter la clé à choc car elle est accrochée dans mon narghilé.

Surf : Répètes !

Moi : STOP la remontée de la clé à choc.

Surf : Désolé, je n’ai pas compris, répètes.

Entre-temps, je pouvais voir qu’il ne restait pratiquement plus de mou dans mon narghilé et durant un bref instant je songeai à faire un tour mort avec le restant de celui-ci autour du riser, mais très rapidement je réalisai que l’idée était stupide car mon ombilical de 12 cm de diamètre ne casserais pas, mais moi oui.

Comme je commençais maintenant à quitter le fond, je gueulai à nouveau en articulant du mieux que je pus :

Moi : SURFACE S.V.P. ARRETE LA REMONTEE DE LA CLE HYDRAULIQUE.
Surf : QU’EST-CE QUE JE DOIS STOPPER ??

J’étais maintenant à 6 ou 7 mètres du fond et je continuais toujours à être tiré vers la surface.

Je savais que je n’avais absolument aucune chance d’en réchapper et en même temps, j’en voulais à mort à ce connard de chef de poste qui à cause de sa surdité allait faire une veuve et un orphelin.

Dans un dernier cri de désespoir, j’hurlai : SURFACE ARRETE TOUT !! Et dieu merci la remontée cessa.

J’étais maintenant pendu plus haut que la tourelle que je pouvais voir au loin, mais enfin je ne montais plus.

Ensuite, après quelques secondes supplémentaires la clé à choc se mit à redescendre et lorsqu’elle arriva à mon niveau je pus enfin la libérer de mon narghilé.

En fait, que c’était-il passé ?

Lorsque j’informai le plongeur n° 2 qu’il pouvait arrêter son travail avec la clé, lui informa la surface que l’outil hydraulique pouvait remonter.

Cependant, après quelques minutes de stand by, le chef de poste informa Laurent qu’il y avait un petit problème avec le winch mais qu’en attendant il pouvait aller donner un coup de main au plongeur n° 3.

Quelques minutes plus tard, le treuil fut réparé et la surface commença à remonter l’outil sans apparemment prévenir le chef de poste.

Puis, dès le début de l’incident, le chef de poste ne put faire la distinction entre mes appels et ceux de Laurent qui également essaya de le prévenir de ce qui se passait.

Plus tard de retour dans la tourelle j’appris que ce ne fut pas mon dernier cri de désespoir qui avait stoppé mon ascension, mais bien l’ordre du plongeur de la deuxième tourelle qui lui aussi avait vu ce qui se passait et qui informa son propre chef de poste.

 Et finalement ce fut ce dernier qui ordonna aux hommes de pont de cesser la remontée de la clé.

La suite des 8 mois de chantier se déroula sans incident majeur.

De nombreuses manchettes de toutes tailles furent posées dans des temps record et pratiquement toutes les personnes concernées touchèrent un tas de bonus et super bonus.


Conclusions :

Tester toujours les oreilles de votre chef de poste avant de plonger.


Papy One

 

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:00

8-TARASCO.gif In February 82, it's been several months now that I was working in the Gulf of the Mexico and every five weeks TARASCO became my second home.

Diving missions were pretty varied but most of them were to perform pipeline hyperbaric welding connections.

That day, I woke up peacefully around 8 o'clock in the morning after a long and good sleep.

The pressurized chamber in which I slept was still plunged into darkness as my two dive companions were still sleeping.

The rise of the diving bell was planned around noon and therefore I really appreciated  to relax a bit more in my bunk while listening to a cassette of this sacred Julio Iglesias who at that time was making all women crazy (including mine) with its songs.

After half an hour, I turned on the small light over my head and now decided to study my 2 daily Spanish lessons.

From time to time I threw a glance through the porthole of the chamber but as it was located below the main deck there was not much to see except a life support technician whom was busy to change the soda lime from the gas regeneration unit.

Through the wall of the chamber I could hear that the colleagues on the bottom were busy to remove the concrete protection of the 36" pipe with a 1500 bars high pressure water jet so that our team could then install the hyperbaric welding chamber during the afternoon.

Cdiver.jpg

It is at this moment that all of a sudden I heard a slight noise which was immediately followed by a shock against the hull.

Probably a supply boat that had come along the side a little too violently I thought while continuing to look outside.

It was pretty strange, but a few minutes later there was an abnormal activity around the chamber.

People were coming and going and seemed relatively nervous.

Then suddenly everything came in almost simultaneously: The general alarm signal rang, the lights that were turn on in the all the compartments of the saturation chamber and the diving bell which came up at full speed.

My two colleagues woke up and immediately asked me what was happening.

I related them the small collision but also told them that I did not understand why there was such an excitement outside.

Of course, we were trying to get news via the chamber operators, but apparently they were too busy bringing up the diving bell.

Outside, events seemed to have taken a pretty dramatic turn because all those who passed now wore a life jacket and all faces expressed great stress.

Meanwhile, the bell had come out of the water and the surface team realized probably the fasted TUP of the world because the three divers passed very quickly in the wet pot.

Off course we all rushed to the hub in order to ask them what had happened but before they could answer us an order was heard on the radio. It was the chamber operator.

Without any comment, he ordered us to take all the blankets, our water bottles and our CO² masks and all together go immediately inside the chamber n° 3.

Again we tried to ask some questions, but the only answer we received was to move our ass and quickly close the inside door of the chamber so that it could be pressurized to the pressure of the bottom + 1 m.

Again, TARASCO was shaken during several seconds and even inside our room we could feel the gnashing of the steel.

Outside, we could now hear that the surface team was busy to disconnect the diving bell from the wet pot.

Shit! We are certainly in a beautiful mess I thought. If they remove the diving bell to leave the hub free and want to pressurize us deeper as the bottom then there is only one explanation: WE WERE GOING TO SINK.

No one was panicking but mentally we prepared ourselves to spend a few hours of anguish on the bottom of the sea.

Fortunately, the water depth was only 38 meters and we knew that several other diving supports were working in the vicinity and so we were confident that we could be quickly rescued.

Again the boat was strongly shaken for a few seconds, and then came a strange silence.

A few moments later, we could see that the people that ran outside seemed calmer.

Then a few minutes later, the voice of Serge our diving superintended came through the radio.

He immediately reassured us by saying that everything was now back to normal but that we had escaped a disaster.

What had happened?

While we were working very close to a jacket, the dynamic positioning systems of the vessel at once suffered a total blackout which had the effect of putting the boat at the mercy of the current.

As a first, the boat had drifted toward the nearest platform and there it had stricken the boat landing (first little shock).

Then still due to the current, we drifted slowly to a gateway that connected two platforms and on which was installed a pressurized gas pipeline that fed a huge flare.

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The stern of the vessel passed under the pipeline without problem, but for TARASCO’s bridge it was too just.

Only the lower parts could pass but not the rest. And so because of the slight swell, the vessel began to hit into the pipe.

That day “luck” helped us as it decided that it was not our last day on earth.

And so rather to punch the gas pipe it was the bridge of our boat which was flattened as the drift progressed.

Finally, after some very long minutes, the wheelhouse was flattened enough and TARASCO could now drift to safer waters.

Later in the day, we learned that the blackout was due to the extreme heat generated by the immense flare.

Of course, the job must go on but the diving superintended refused to resume work until the flare was not extinguished.

Obviously, the extinction could not be done immediately and thanks to that we were happy to go on stand-by for two days during which we enjoyed to recover from our long dives that could sometimes last more than 12 hours.

Each diver attended to his favorite occupation. Some slept all day, other read, others like me got on the nerves of the colleagues by doing some jogging between the bunks.

As scheduled, two days later the flare died and the barge moved again into the working position and so we could install the welding chamber.

During the welding of the pipe, the flare was lit again, but this time, we had received the assistance off another boat which had for mission to cool down our good TARASCO with her powerful water guns.

The worst of this story that could have been dramatic is that at the time of the blackout another boat was in close proximity of our vessel. But as soon as they saw that we were drifting to the pipeline, the brave captain preferred to run his boat to the opposite direction to protect them from an explosion.

Can we blame them?

 

Conclusion: Believe in your luck.

Papy One

  Photos from Tarasco and jetting diver taken from Internet  

 

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