Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
  • Contact

24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 19:37

Photo : Ma barge Charly Cop

Au cours des année 90, mon travail m’amena à passer de nombreux mois au Nigeria où comme je l’ai déjà mentionné ailleurs les conditions de vie n’étais pas toujours très faciles.

En plus dans ce pays et bien que nous étions en mer, nous avions assez régulièrement la visite de divers types d’insectes.

Parmi ceux-ci, il y avait notamment de très jolis insectes volants superbement colorés qui une fois posés, avaient la particularité de rouler leurs petites ailes avec les pattes arrières et d’ensuite les introduire dans une espèce de sac à dos.

Ces charmantes petites bestioles emportées par un vent venant de terre, nous arrivaient toujours par essaim entier et parvenaient sans problèmes à s’introduire n’importe où dans la barge, mais en appréciant plus particulièrement nos cabines.
 

paederus-riparius-foto-kozlowski1
Evidemment, lors de mon premier séjour, ne voulant pas que ces coléoptères terminent dans mes draps je n’hésitais pas à les écraser avec mon pouce.

Bien mal m’en prit car très rapidement une brûlure assez vive se fit sentir suivie d’une dégénérescence de la peau.

C’est ainsi que je fis connaissance avec ce que mes amis Nigérians appelaient bien gentiment l’ACID FLY plus communément appelé en français la cantharide.



Très rapidement au cours des jours suivant, j’appris qu’une des seules manières d’éviter le contact de leur venin corrosif était de souffler sur l’individu pour le faire tomber plutôt que de le chasser par une pichenette.

Plus facile à dire qu’à faire et malgré ces judicieux conseils il nous arrivait malgré tout sans le vouloir d’écraser la bête sur la peau.

Heureusement, nous avions à l’époque dans notre brillante communauté de plongeurs, notre collègue Jean-Louis communément surnommé la Rika Zarai de l’offshore qui comme son surnom le laisse deviner connaissait bon nombre de remèdes de grand-mère.

Ayant cogité sur la question durant quelques temps, il nous annonça un matin avoir trouvé un remède contre ces douloureuses démangeaisons.

Puisque nous avons à faire à un acide, eh bien neutralisons le par une base.

Elémentaire mon cher Watson et où trouve-t-on une base ?

Dans le savon bien sur.

Croyez moi ou non, mais son truc fonctionnait et la sensation de brûlure était rapidement apaisée.

Donc pour moi, à chaque voyage au Nigeria j’avais pris l’habitude de mettre un petit morceau de savon dans la poche de ma salopette, ce qui me dépanna bien souvent, sauf en ce maudit jour juin 92.

Ce jour là en effet j’arrivais à la fin de mon séjour de 6 semaines sur ma petite plateforme et me réjouissait déjà de débarquer le lendemain.

Dans l’eau, Philippe un des plongeurs ex pat devant également partir en même temps que moi, était occupé à faire une tranchée le long d’un pipeline de manière à pouvoir le découper et remonter le riser.

Pour cela, il utilisait une lance à eau sous pression ce qui permettait de bien désagréger le terrain de part et d’autre du tuyau.

Il était occupé depuis environ 70 minutes, lorsque tout d’un coup, j’entendis un grand AIE à la radio.

Aussitôt, je demandai à Philippe se qui ce passait.

Tout en gémissant de douleur, il m’annonça qu’il s’était coupé le genou avec l’une ou l’autre merde traînant sur le fond.

Aussitôt, je fis stopper la lance à eau et lui demandai s’il avait besoin du plongeur secours pour l’aider à remonter.

Il me dit que non et entama sa remontée tandis que le tender reprenait son narghilé.

Heureusement pour lui, il n’avait aucun palier à faire et pu ainsi remonter immédiatement en surface.

Une fois sur le pont, on pouvait constater que son néoprène comportait une large déchirure au niveau du genoux droit.

Une fois celui-ci enlevé, la blessure semblait être assez profonde mais il n’était pas possible de la voir entièrement car elle était complètement incrustée de la vase dans laquelle le plongeur avait travaillé.

Résultat, passage obligé sous la douche où une chaise fut installée afin que je puisse le nettoyer le plus confortablement possible.

Beurk ! La blessure était vraiment profonde, une entaille d’au moins 5 cm de longueur avait décollé la peau jusqu’à l’os de la rotule.
 


Malgré la douleur, Philippe fit preuve de beaucoup de courage pendant que je soulevais le lambeau de peau pour chasser la vase à l’aide du jet d’eau.

Pendant mon travail de secouriste, je me rendis immédiatement compte que la blessure était trop importante pour être traitée à bord, et dès lors, demandai au tonton d’appeler la base d’Escravos afin qu’elle nous envoie un hélico au plus vite.

Une fois la plaie nettoyée et bandée notre plongeur accidenté fut transféré sur la piste hélico du jacket et une demi-heure plus tard il était en route pour la base où le médecin le prit en charge.

Dans le planning de travail de la journée, j’avais encore prévu de sortir le vieux riser le jour même mais à cause de l’incident, il me manquait un plongeur.

Pas de problème pensais-je j’irai découper le pipe moi-même.

Comme le temps pressait un peu, je saisis rapidement mon slip de bain qui séchait sur la rambarde et l’enfilai en même temps que ma tenue de plongée en néoprène.

Puis pendant que mes acolytes commencèrent à m’équiper, je sentis tout d’un coup que quelque chose commençait à irriter ma bistouquette.

Immédiatement je compris ce qui se passait.

Vite, vite déséquipez-moi hurlais-je en me tortillant dans tous les sens. Puis une fois en slip, ce que je pus voir confirma mes craintes.

Une acid fly gisait écrasée dans le fond de mon maillot.

Vite ma brique de savon, où est ma brique de savon ? Immédiatement je piquai un sprint vers ma cabine et frottai délicatement le savon sur mon pauvre zizi.

Comme d’habitude, la sensation de brûlure disparu assez rapidement, mais l’acide avait eu le temps de faire son œuvre et déjà une belle tâche rougeâtre fit son apparition.

Mon dieu pensais-je j’espère qu’elle ne va pas tomber !

Comme le mal était fait et il n’y avait de toute façon plus rien à faire pour l’instant, je décidai de me rééquiper et partis terminer le travail de découpage du tube 4 pouces.

Le lendemain matin, petit coup d’œil au dégât.

Pas beau à voir tous ça mais tant pis, quant il faut rentrer il faut rentrer.

Ma relève arriva dans la matinée et après un rapide passage des consignes, je montai dans l’hélico qui me ramena à la base.
 


Là, je retrouvai le pauvre Philippe qui apparemment avait passé une très mauvaise nuit.

En effet, après son arrivée à terre, il avait été pris en charge par un médecin africain qui d’après ses dires ne l’avait pas ménagé.

Ensuite, dans l’après-midi départ pour Lagos où nous arrivâmes une heure plus tard après un joli vol au-dessus de la brousse.

Une fois arrivé à l’aéroport national, je pris le bras de Philippe par-dessus mon épaule pour l’assister du mieux que je pus car il avait vraiment du mal à se déplacer et en entrant dans le hall lui dis : OK MEC, prêt pour les emmerdes habituels ?
 


Mais bizarre, nous étions à peine entré dans l’aérogare qu’un officiel nous vit et vint à notre rencontre.

Immédiatement, tout en se montrant navré de ce qui était arrivé à mon collègue, il se proposa d’allé chercher un chaise roulante.

« Thank you Sir » lui dis-je tout en pensant que c’était bien une des rares fois que l’on était aimable avec nous dans ce pays.

Puis à notre grande surprise, la même chose se produisit ailleurs.

A chaque étape des formalités, on nous fit passer avant tout le monde.

Pas la moindre queue à faire, ni le moindre dollars à donner.

Tout le monde était « SORRY » pour le malheureux plongeur que je poussais et semblait navré qu’il se soit blessé sur le sol Nigérian.

Eh ! Philippe, t’as vu comme on passe facilement lui dis-je, la prochaine fois on fera pareil.

Une heure plus tard dans le hall d’embarquement, je pris congé de lui en le laissant au bon soin du personnel d’Air France car moi je partais sur Bruxelles et mon vol était sur le point de partir.

En montant dans la carlingue, oh surprise, qui voilà ? Viviane mon hôtesse préférée.

Je l’avais déjà rencontrée sur d’autres vols, et elle m’avait un peu à la bonne suite à un compliment que je lui avais fait une nuit je ne sais plus en quelle occasion en lui disant qu’elle avait les plus beau yeux de la Sabena.

Du coup, maintenant à chaque fois qu’on se voyait, elle s’arrangeait pour me faire passer en classe affaire après le décollage et à ensuite venir faire un petit brin de causette lorsque la plupart des passagers dormaient.

Dommage que j’étais marié, car j’aurais volontiers succombé à son charme.

07h00 : Arrivée à Bruxelles.

Après avoir pris congé de ma copine, je commençais à nouveau à penser à mon petit problème.

Comment annoncer à ma chère épouse que j’allais devoir être abstinent durant quelques jours ?

Est-ce que je pouvais prétexter une migraine ? Je ne le pensais pas, car cette excuse était exclusivement réservée au sexe faible.

Plus j’approchais de chez moi, plus j’étais mal à l’aise.

Arrivé à la maison, ma petite femme chérie m’attendait sur le pas de la porte.

Bonjour mon petit chéri, tu as fais bon voyage, tu n’es pas trop fatigué etc. etc.

Puis un peu plus tard vint le moment fatidique où tout couple normalement constitué passait à une conversation plus intime, et il fallait bien que je lui annonce le mal qui me rongeait.

Euh ! Chérie, j’ai un petit problème.

Ah bon lequel ?

Ca ! lui dis-je en lui montrant mon pauvre sexe blessé.

Aussitôt elle me lança : C’est quoi ça, où est-ce que tu as traîné ?

Mais nulle part chérie, je t’assure. C’est une acid fly qui ma piqué.

ACID FLY ! ACID FLY ! mon œil me dit-elle et c’était partit pour la dispute.

J’avais beau tenté de la convaincre de ma bonne foi, rien n’y fit et la journée fut gaspillée.

Ce ne fut finalement que le soir que les choses s’apaisèrent après  ma visite chez le médecin.

Lui ayant expliqué mes déboires, celui-ci consentit à me faire un petit mot (d’excuse) expliquant à ma compagne la nature et la cause de mon mal.

Ouf, la scène de ménage était terminée.

Quelques jours plus tard, tout était rentré dans l’ordre et l’Amour régna à nouveau sur notre couple.

 

Conclusion : Pour éviter les scènes de ménage, méfiez-vous des bêtes qui piquent.


Papy One

Repost 0
18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 18:32
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)
Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie.
(Photos perso et trouvées sur internet)

Quelques unes des installations sur lesquels j'ai passé une partie de ma vie. (Photos perso et trouvées sur internet)

Repost 0
11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 20:23

Photo : Notre président Henri
En novembre 90, une compagnie pétrolière basée au Cameroun décida de retirer deux vieilles têtes de puits et un espar de signalisation d’un champ de production tari et avait pour cela fait appel à la compagnie pour laquelle je travaillais.

A l’époque, la méthode la plus utilisée pour ce type de démantèlement était l’explosif, mais bien entendu, cela ne pouvait pas être mis en œuvre n’importe comment car placé dans des mains inexpérimentées, cet outils pouvait devenir extrêmement dangereux.

C’est pourquoi, étant un des rares chefs d’équipe à avoir les licences nécessaires pour la mise en œuvre de ces joujoux, le service opérations décida de m’envoyer à Douala.

Le vol de nuit Paris/Douala se déroula sans problème et à l’arrivée il faisait bon retrouver cette chaleur un peu moite qui contrastait avec le temps hivernal que j’avais quitté quelques heures plus tôt.

Une fois passé les formalités douanières qui soit dit en passant étaient plutôt bon enfant, je fus pris en charge par mon collègue Henri BWABE un plongeur local super sympa et compétent qui quelques années plus tôt avait survécu à un crash d’hélicoptère et en même temps réussi à sauver de la noyade plusieurs autres passagers.

Comme j’avais voyagé toute la nuit, il m’emmena d’abord à l’hôtel afin que je puisse prendre trois ou quatre heures de repos avant de commencer la préparation du chantier.

Puis sur le coup de 14h00  après avoir pris une collation à l’hôtel, il vint me chercher et nous partîmes ensemble chez le client pour une première prise de contact avec les deux responsables des travaux.

Ceux-ci m’expliquèrent en détail la nature des travaux et me demandèrent de bien vouloir préparer une procédure de travail pour les jours suivants.

Ensuite départ pour notre agence locale où un petit bureau et un téléphone furent mis à ma disposition.

La première partie de mon travail consistait à entrer en contact avec le fournisseur local d’explosifs, afin de voir quels types de produits il pouvait mettre à ma disposition.

Par le passé, j’avais déjà eu l’occasion de faire du démantèlement de structures métalliques immergées et pour cela j’avais pu utiliser un explosif liquide à deux composants extrêmement performant, mais ici je doutais que ce produit soit disponible.

Je n’avais pas tort, le choix des produits était assez limité et je me rabattais dès lors sur le produit inventé par un certain Monsieur Alfred Nobel en 1867 c'est-à-dire de la dynamite.

Après avoir reçu les caractéristiques techniques de cette mixture explosive je me mis à calculer la quantité de produit dont j’allais avoir besoin pour mener à bien mon travail de démolition.

Connaissant l’épaisseur et la longueur du métal à découper, la température et la profondeur de l’eau, le nombre de poissons au m³, j’arrivai à calculer grâce à une formule savante que j’avais besoin d’une cinquantaine de kilos pour les charges internes destinées à la destructions des têtes de puits et d’une vingtaine de kilos pour la charge de découpage destinée à couper l’espar.

L’achat et la mise en œuvre d’explosifs sont dans la plupart des pays soumis à une réglementation très stricte et bien entendu il en était de même ici au Cameroun.

Résultat, cela me donna quelques jours de farnienté en attendant de recevoir les autorisations nécessaires.

La piscine de l’hôtel Ibis était fort accueillante, mais y passer toute la journée, très peu pour moi, je préférais passer ma journée avec mon nouveau pote Henri qui se fit un plaisir de me faire découvrir sa ville et alentour.

Quelques jours plus tard, après avoir reçu toutes les autorisations nécessaires, je fis venir l’équipe de plongée qui allait être composée de José, Yves, André,  3 plongeurs français et d’ Henri et Jean, 2 plongeurs camerounais.

Le 30 novembre, nous embarquions à bord du Cristal Fish qui allait être notre support de surface pour cette opération.

La journée fut consacrée à mobiliser notre matériel de plongée et vers 14h00 tout était arrimé et nous n’attendions plus que les explosifs.

Ils arrivèrent sous haute escorte militaire sur le coup des 16h00 et après les quelques signatures obligatoires, furent aussitôt transférer vers le container de stockage où ils étaient immédiatement enfermés à clef.

17h00, nous étions maintenant prêt à quitter le port de Douala.

Ordre fut donné de larguer les amarres.

La dernière aussière allait être larguée lorsque tout d’un coup un passager clandestin fit son apparition sur le pont sous les traits d’un joli serpent noir et jaune qui aussitôt alla se cacher sous le container de plongée.
 


Voyant cela, un de nos collègues africains ordonna immédiatement à l’équipage de fermer les portes des coursives pour empêcher le serpent d’entrer dans le bateau où il aurait été très dur de le repérer.

De notre coté, nous tentions avec beaucoup de prudence de déloger le monstre de son emplacement à l’aide d’une gaffe.

Après plusieurs minutes d’essai, l’animal effrayé se décida enfin à bouger pour maintenant aller se lover dans un des narghilés de plongée.

De son coté, le tonton commença à s’impatienter car le temps commençait à compter et il ne fallait pas louper la marée.

Il fut dès lors décider  d’utiliser les grands moyens.

La lance à incendie du bord fut mise en œuvre et finalement le dangereux reptile fut envoyé par-dessus bord.

Ouf, la dernière amarre pouvait maintenant être larguée et notre supply boat appareiller pour la pleine mer.

Après une douzaine d’heures de navigation nocturne, nous arrivâmes sur le site pétrolier, juste à l’heure du petit déjeuner. Une fois ce dernier avalé, nous pouvions maintenant commencer à déployer le matériel de travail.

Notre bateau avait le pont arrière trop court pour pouvoir hisser les pièces  à bord une fois qu’elles auraient été sectionnées et donc il avait été décidé de les remorquer lentement une par une sur le fond jusqu’à la zone de largage en eau profonde.
 


C’est pourquoi cette première journée fut consacrée à sécuriser ensemble les divers casings de la tête de puits de manière à ne pas perdre des morceaux en route.

Durant l’après midi une partie de l’équipe s’attela à préparer le remorquage du lendemain, tandis que José et moi pouvions maintenant commencer l’assemblage de la première charge concentrée.
 


A 17 h, tout était prêt pour le tir.

Je pris alors contact avec le responsable du champ en lui informant que nous étions prêts, et que la mise à feu était confirmée pour le matin 8h00.

Le lendemain, debout à l’aube.

La nuit avait été très calme et ce matin la mer était belle et plate comme un miroir.

Aussitôt, je m’informai des conditions météos.

Parfait, aucun risque d’orage prévu pour la matinée, je pouvais donc lancer l’opération.

Je repris aussitôt contact avec le chef du champ pour lui préciser que nous allions nous mettre en silence radio à partir de 7h00.

Ceci me laisserait alors une heure pour installer ma charge et brancher mon circuit de tir sans risquer de me faire péter la gueule à cause d’une onde parasite quelconque susceptible de déclencher mes détonateurs basse intensité.

7h30, tout était prêt, ma charge de 50 kg se trouvait bien dans le tube central à environ 3 m sous la vase et il ne me restait maintenant plus qu’à raccorder mes deux détonateurs sur le cordeau détonant.

Pourtant, un truc commença à m’intriguer.

Quant j’avais commencé à mettre en place la charge, la mer à l’exception de notre bateau et des plates formes qu’on voyait au loin était absolument déserte, et maintenant une demi-heure plus tard cela grouillait de barcasses de pêche qui avaient probablement été informée par le tamtam de brousse qu’une pêche miraculeuse allait avoir lieu ce matin.
 


Que pouvais-je faire, attendre qu’ils déguerpissent, certainement pas car maintenant qu’ils étaient informés pour sûr, ils ne partiraient pas.

Résultat, je terminai mon raccordement électrique, puis descendis de la structure pour rejoindre le zodiac dans lequel m’attendais José et Henri.

Lentement, pendant que je déroulai la ligne de tir, notre canot se mit en route vers le supply boat qui se trouvait déjà en dehors de la zone dangereuse.

Au cours de la préparation de cette opération, j’avais calculé que ma charge explosive produirait une onde de choc sous marine qui allait être dangereuse sur une distance d’environ 570 m et manifestement un grand nombre de pirogue se trouvaient à l’intérieur de la zone de danger.

De plus, n’aillant rien d’autre à faire qu’attendre, bon nombre de pêcheurs faisaient la sieste couché dans leur embarcation avec bien souvent les pieds et mains trempant dans l’eau.

Aussitôt à bord, je demandai au tonton de les informer du risque à l’aide du mégaphone.

Pas de réaction, nouveau message en anglais et en Pidgin, rien, nada, ces sacrées bourriques ne daignaient bouger.

Quant à moi pas question de mettre à feu dans ces conditions.

Résultat, j’autorisai le tonton à rompre le silence radio pour informer le chef de champ de la situation et lui signaler que pour pouvoir disperser les bateaux  il fallait nous envoyer une force d’intervention pour chasser l’ennemi.

Celle-ci composée d’une vedette rapide de la marine Camerounaise ainsi que de plusieurs vedettes rapides de la SURF travaillant sur le site arriva une vingtaine minutes plus tard.

Malgré les injonctions, très peu de pécheurs bougèrent.

Le reste ne put finalement être chassé qu’à l’aide des canons à eau.

C’est ainsi, que durant cette bataille rangée, je dus choisir le meilleur moment pour tirer.
 


Comme prévu, il y eu une faible onde acoustique suivie immédiatement par une énorme colonne d’eau d’une vingtaine de mètre de hauteur.

Puis à peine quelques secondes plus tard, se fut la ruée fantastique.

Toutes les pirogues se mirent en route et foncèrent vers la zone où déjà des dizaines de poissons frais commencèrent à remonter en surface.

Pour nous, la première partie de la mission était remplie.

La tête de puits gisait maintenant couchée à plat sur le fond et il ne nous restait plus qu’à la tirer vers la zone de largage.
 


Le découpage de la seconde structure se déroula aussi bien que la première, mais cette fois nous avions pris soin de demander la présence de la force de dissuasion à temps pour éviter les surprises.

 


Après plusieurs heures de remorquage, le second tube fut balancé sur le site dit du « Roger Butin »  à proximité du premier où ils servent maintenant de refuge à de délicieuses langoustes et poissons.

Quelques jours plus tard, j’étais de retour à Douala avec Yves et André qui devaient rentrer en France le soir même, tandis que moi  je restais à terre pour préparer un nouveau chantier.

Comme c’était la veille du week-end, je me dis que j’allais probablement être tranquille pendant deux jours et donc pouvoir en profiter un peu pour passer une soirée agréable.

Manque de bol, car en début de soirée, je reçu un appel téléphonique du bureau local, m’informant que mon collègue José qui était resté en mer avec une autre équipe de plongeurs demandait mon assistance ; Désiré, un des plongeurs camerounais avec qui il travaillait venait en effet d’avoir un grave accident de décompression.

Aussitôt, avec l’assistance du directeur de l’agence locale nous tentions de persuader le responsable du champ, d’affréter un hélico pour nous envoyer sur la barge.

Celui-ci était un peu rétissant car les vols de nuit n’étaient pas autorisés sur le champ.

Mais finalement après pas mal de tergiversation et vu la gravité de la situation, il acquiesça et donna son feu vert.

Aussitôt, nouveau coup de téléphone à l’héliport pour les informer de la situation, mais nouveau problème.

Comme les vols de nuit n’étaient pas prévus, il n’y avait aucun pilote en stand by et comble de malchance, la plupart d’entre eux étaient occupés  à festoyer et avaient déjà pas mal abusé de la bouteille ce qui n’était pas très rassurant pour voler.

Résultat, pour assurer le coup, nous vîmes arriver à l’héliport deux demi-pilotes qui nous invitèrent à prendre place dans l’hélico.

En effet, bien qu’Yves et André avaient à prendre l’avion dans la soirée, je leur avais demandé de m’accompagner à bord de la barge car vu le type d’accident, le traitement thérapeutique risquait d’être assez long et il y aurait pas mal à faire.

De plus, Yves Langouet avait lui-même suivi une formation de caisson master ce qui n’était pas négligeable vu la situation.

Une fois installé, les pilotes démarrèrent la check-list, et à 21h00 précise l’hélico décolla.

Après une demi-heure de vol la Bos 300 était en vue et peu de temps après, nous débarquions sur la piste hélico.

Sur place, José avait conformément aux symptômes rencontrés, commencé une table de recompression CX 30.

Notre pauvre plongeur camerounais avait en effet eut un problème neurologique dès sa sortie de l’eau et sombré dans l’inconscience peu de temps après.

Manque de bol pour lui, le client les avait envoyé plonger sur un site se trouvant à bonne distance de la barge où se trouvait le caisson et donc notre malheureuse victime avait perdu ainsi près d’une heure avant d’avoir pu être recomprimer à 30 mètres.

Désiré repris connaissance dans le caisson, mais malheureusement il présentait une paraplégie des membres inférieurs.

Aussitôt sur place, nous avons repris le traitement en cours de manière à ce que José puisse déstresser un peu de ce qu’il avait du subir depuis plusieurs heures.

Tout au long du traitement thérapeutique, les plongeurs présents se relayèrent à tour de rôle pour assister l’infortuné plongeur.

A l’issue du traitement,  Désiré put à nouveau se tenir debout, mais avec pas mal de difficulté.

Entre temps, de mon coté j’avais déjà été en contact radio à plusieurs reprises avec notre médecin à Marseille afin de le tenir au courant de la situation.

Au vu de ce que je lui racontais, il me conseilla d’encore consolider le traitement par une série de recompressions supplémentaires étalées sur la semaine, mais comme il n’y avait aucun caisson thérapeutique à Douala, je fus condamné à passer la semaine sur la barge assisté par mon collègue José.

Les diverses recompressions améliorèrent encore légèrement l’état général de notre collègue africain, mais malheureusement il présentait toujours une rétention d’urinaire et les pertes d’équilibre étaient encore fréquentes.

En fin de semaine, Désiré fut transféré vers un hôpital de Douala où il séjourna encore quelques semaines.

Pour nous remercier José et moi étions invités à faire la fête pour un soir par notre responsable d’agence avant de rentrer en Europe.

Quelques jours plus tard, notre copain Henri nous raccompagna à l’aéroport.

C’était la dernière fois que je le vis car il disparu malheureusement en plongée quelques années plus tard.

  

Conclusion :

Quant l’heure est là, elle est là.

 

Papy One

Repost 0
20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 22:41
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.
Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.

Le saviez-vous, en 98, l'Europe a envoyé un premier homme dans l'espace à bord d'une fusée ARIANE 5. Si vous ne me croyez pas, regardez bien la photo où vous pouvez voir le cosmonaute évacuer sa fusée après un amérrissage réussi.

Repost 0
20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 20:24

Photo internet : Face avant d'un tunnelier

 En septembre 96 veille du week-end mon patron de l’époque m’informe qu’il avait reçu  un appel d’Allemagne lui demandant s’il pouvait fournir d’urgence 3 plongeurs découpeurs/soudeurs, pour faire un dépannage à Berlin où une grosse entreprise de construction française avait un problème d’avancement dans le fonçage horizontal d’un tunnel.

N’ayant encore jamais visité cette ville, je me portai volontaire et proposai de contacter deux autres gars pour partir avec moi.

Le lendemain, avec Jurgen et Jean–Michel, nous voilà en route pour le chantier où nous étions attendus pour démarrer le travail le soir même.

Une fois arrivé, nous fumes dirigés vers le guest house puis sur le coup de 20h00 briefing au bureau du conducteur de travaux pour nous faire expliquer la nature des travaux.

Ici il ne s’agissait pas de travailler dans l’eau comme  à l’accoutumée, mais au sec et sous pression dans la partie avant d’un tunnelier.

Ce genre de grosse machine, un peu identique à celle qui a creusé le tunnel sous la Manche est poussée dans le terrain naturel par d’énormes vérins hydrauliques en même temps qu’une grande roue dentée désagrège le terrain en avant du bouclier.
 


Avant le début des travaux de construction du tunnel, des sondages pratiqués dans le terrain avaient démontrés que celui-ci était de nature sablonneuse ce qui  laissait supposer que l’avancement du tunnelier se ferait sans difficulté majeure.

Malheureusement pour l’entreprise, ce ne fut pas tout à fait le cas car après une progression de 3 kilomètre sous terre, la machine refusa obstinément d’avancer.

Au cours de leur investigation, les ingénieurs avaient put constater que ce qui bloquait la progression n’était ni plus ni moins qu’un morceau de roche qui se trouvait dans l’axe de la trajectoire du futur conduit.

Evidemment, savoir ce qui bloquait l’engin était une chose, mais maintenant il fallait l’évacuer de devant la machine à creuser et pour cela pas question de sortir du tunnelier pour casser la roche.

Non, comme nous étions dans une enceinte close et de surcroît sous pression pour éviter l’effondrement du terrain, il fallait pouvoir accéder à l’obstacle par l’intérieur.

C’est pourquoi on avait fait appel à nous, car pour y arriver, il fallait d’abord découper un trou dans le tablier métallique au droit de la zone de contact.

Un même découpage réalisé à la pression atmosphérique n’aurait présenté aucune difficulté et le trou dans la tôle d’acier aurait été réalisé en quelques heures.

Mais ici, la pression de travail était de 3,2 bars (kg/cm²) ce que l’on peut comparer à une profondeur d’eau de 32 mètres et de ce fait il fallait particulièrement prendre garde au risque d’incendie.

En effet, il faut savoir que plus la pression augmente, plus la pression partielle de l’oxygène contenu dans l’air que nous respirons augmente également ce qui a comme conséquence d’accélérer la combustion des choses.

C’est pourquoi, le découpage en hyperbarie sèche ne peut pas se faire avec un chalumeau classique ni avec des Brocos car l’apport d’oxygène  ferait rapidement monter le pourcentage de celui-ci au-delà de 25 % augmentant alors très rapidement le risque d’un flash mortel.

Ce type d’accident c’était d’ailleurs malheureusement déroulé en Belgique quelques années plus tôt, provoquant la mort instantanée des personnes présentent dans l’enceinte sous pression.

Ici comme la tôle que nous devions découper faisait tout de même 6 cm d’épaisseur, j’optai pour un découpage électrique à la baguette arcair + soufflage à l’air comprimé ce qui à l’époque était un des moyens les moins dangereux.

Mais comme le risque n’était pas nul, j’exigeai malgré tout qu’un assistant équipé d’une lance à eau devait se tenir prêt à intervenir à la moindre alerte durant toute l’opération de découpage.

En tant que chef d’équipe, je proposai de faire la première incursion afin de démarrer les travaux qui allaient durer environ 72 heures.

Afin d’éviter les brûlures dues aux projections de métal en fusion, je m’équipai entièrement de la tête au pieds de la traditionnelle tenue en cuir du soudeur et me voilà fin prêt à aller au boulot.

La mise sous pression se déroula sans problème.

Une fois à la profondeur requise, nous passâmes l’assistant et moi de l’autre coté du sas.



La partie métallique que je devais découper se trouvait a raz du sol, et avait été marquée à la craie par un des tubistes de l’équipe descendante.

Comme l’espace dans lequel je devais travailler était assez exigu, je proposai à mon assistant allemand de se tenir sur la petite passerelle par laquelle nous avions accéder au bouclier.

Après m’être bien installé je commençai la découpe.

Celle-ci était relativement lente car pour percer une telle épaisseur, il fallait tirer des passes et des passes d’électrodes.

Je découpais maintenant depuis environ 1 heure et j’étais arrivé à un point où je devais changer de position en me couchant pratiquement sur le fond afin d’avoir accès à ma ligne de coupe.
 


Le problème, c’est que le fond était recouvert d’une épaisse couche de boue bentonite et donc si je me couchais dedans ainsi, j’allais rapidement mouiller ma combinaison de cuir et donc augmenter le risque d’électrocution vu que l’outil que j’utilisais fonctionnait à l’électricité.

Que faire? Pas difficile : je demandai à mon surveillant de bien vouloir me passer un ciré intégral traînant dans le sas et que j’enfilai aussitôt.

Equipé de celui-ci, je pouvais maintenant carrément me coucher dans la boue et reprendre ma découpe.

Celle-ci se passa à nouveau sans problème pendant environ une dizaine de minute.

Puis pendant que je découpais, il me semblait voir dans le reflet de mon casque de soudage, que des flammes provenaient d’un autre endroit que la coupe.

Aussitôt, je stoppai mon découpage, redressai la visière de mon masque et horreur ! vis que la jambe gauche de mon pantalon était en flamme.

Immédiatement je tentai de l’éteindre en tapant dessus avec mes gants de cuir.

En même temps, je me dis « mais qu’est-ce qu’il attend ce con au-dessus de moi pour actionner sa lance à eau ».

Tout en gueulant je relevai la tête et « Au secours », vis qu’il n’y avait plus personne en haut.

Je sentais maintenant que le feu avait progressé et probablement consumé une partie de ma tenue en cuir car tout d’un coup, une douleur vive irradia mon genou.

Désespérément je continuais encore à taper sur les flammes mais sans résultat.

Ne voulant absolument pas finir en torche vivante, je fis la seule chose qui me restait à faire.

D’une roulade, je me retournai et enfonçai la jambe dans la boue.

L’effet fut immédiat, la flamme s’éteignit alors qu’en même temps je reçu une douche de l’autre idiot du dessus.

Après l’avoir engueulé comme du poisson pourri, je me remis debout et lui demandai de me rincer afin de constater les dégâts.

Mon ciré avait complètement fondu sur la jambe gauche, le pantalon de cuir avait été salement attaqué par les flammes mais il recouvrait encore mon genou ce qui m’empêchât de voir l’état de ma blessure.

De toute façon, j’étais maintenant trempé des pieds à la tête donc plus question de continuer à travailler dans ces conditions.

Heureusement sans cet incident, il ne me serait resté qu’une vingtaine de minute à faire donc le client n’allait pas trop râler que la plongée soit écourtée.

Via le téléphone, l’allemand informa la surface de la situation.

Aussitôt celle-ci nous fit passer dans le sas où nous entamions alors notre lente décompression vers la surface.

Mon assistant était vraiment confus, il ne savait pas quoi dire pour s’excuser.

En fait, il était simplement passer dans le sas pour boire un coup au moment où l’incident arriva.

Evidemment, il aurait du m’informer de son absence, et moi je me serais alors arrêter de découper pendant une à deux minutes.

Pourtant, le plus gros fautif dans cette histoire c’était bien moi, car en enfilant ce ciré j’aurais dû me rappeler que ce type de vêtement n’était pas du tout ignifugé.

La décompression dura une centaine minutes, ce qui me laissa le temps de me déshabiller et de constater la gravité de la brûlure.

Eh oui, pas mal, une belle brûlure au second degré sur environ 152,5 cm².

Pour atténuer les effets de la douleur, je me fis envoyer quelques bouteilles d’eau via le sas afin d’irriguer la plaie.

La décompression se déroula sans autre problème.

A la sortie du sas un médecin m’attendait déjà pour me soigner, tandis que le conducteur des travaux s’inquiétait  qu’il faille faire appel à un remplaçant.

Le diagnostic du toubib était assez sévère car il considérait que la blessure était sérieuse et me conseilla de rentrer en Belgique, mais si je faisais cela, je devais alors ramener les 2 collègues avec moi, et là je mettais le client dans l’embarras.

Donc je décidai de rester.

Le médecin me conseilla alors, pour éviter l’infection, de me mettre un bandage étanche avant chaque mise en pression et évidemment je suivis son conseil à la lettre.

Mais malgré cela, ma jambe me fit souffrir à chaque intervention car j’avais du mal à plier le genou.

Comme prévu, les travaux découpage durèrent encore 3 jours, ce qui permit de suffisamment dégager la roche pour la faire éclater.

Ensuite, deux journées de boulot supplémentaires nous furent encore confiées afin de réaliser des travaux de soudage sur la roue dentée.
 


Une fois notre travail terminé, nous fûmes  congratulés par un client entièrement satisfait de notre prestation et qui pour nous remercié nous fit découvrir le Berlin by night.


Conclusion :

On croit faire gaffe à tout et on oublie parfois ce qui est évident.


 Papy One

Repost 0