Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
  • Contact

13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 20:10

Photo : L'Aréthuse

1989 avait très bien démarré pour moi car en ce début d’année, j’avais été nommé chef d’équipe et grâce à ce titre je pouvais enfin faire preuve d’autorité auprès de ma chère et tendre épouse.

Puis en mai, le destin me jeta un vilain sort qui démarra le jour de mon départ pour Lagos au Nigeria.

En effet, ce jour là après m’être assoupi durant le vol, je constatai qu’au réveil j’avais attrapé un gros œdème dans le cou.

Immédiatement je mis ce gonflement sur le compte de la position inconfortable que j’avais dû adopter  pour faire ma sieste.

Le lendemain, le gonflement était toujours présent, mais je ne m’inquiétais pas outre mesure car cela partirait sans doute comme c’était venu.

Malheureusement, il n’en était rien, bien au contraire car au cours des jours suivants je commençais à avoir des oedèmes un peu partout sur le corps.

 Ces gonflements apparaissaient principalement aux endroits subissant une pression, comme par exemple les épaules si je portais une bouteille de plongée, les mains si je travaillais avec un outil, ou la plante de pieds lorsque je restais trop longtemps débout.

Bref au bout de 3 semaines de calvaire, le toubib de la base décida de me renvoyer à la maison avec le diagnostic suivant : ALLERGIE AU TRAVAIL.

Rien que ça, moi qui était une bête de travail je me trouvais maintenant en incapacité de travail pour plusieurs semaines.

La batterie d’examens médicaux qui s’ensuivirent ne parvenait pas à déterminer la cause du mal et mon médecin me mis sous Zirtec en déclarant que j’avais probablement une maladie psychosomatique.

Au bout de trois mois, le traitement médical commençait à faire de l’effet et les gonflements n’apparaissaient plus que sporadiquement.

Heureusement, j’avais mis ces vacances forcées à profit pour terminer de taper (à 2 doigts) un gros manuel de travaux de démolition à l’explosif qui en dehors de la plongée, était aussi une de mes passions.

Finalement, en décembre le médecin de la compagnie me déclara à nouveau apte au travail et quelques jours plus tard, me revoilà parti avec 18 collègues pour l’Angola où nous devions procéder en urgence à la réparation à 67 mètres de profondeur, d’une fuite sur un pipeline.


Les plongées en bulle se déroulèrent selon la procédure prévue, malheureusement pour moi, en ce vendredi 29 décembre je fus appelé à la radio où sans trop de ménagement on m’annonçât le décès de mon Papa.

Le problème c’était que nous étions en Angola et loin de tout ce qui rendait difficile la cessation des travaux pour me ramener à terre.

Les funérailles étant prévues pour le lendemain je n’avais de toute façon aucune chance d’arriver à temps et donc courageusement décidai de rester à bord jusqu’à la fin du chantier.

Pour le réveillon de la St Sylvestre, l’Aréthuse notre bateau, avait reçu l’autorisation de se mettre à quai à la base de Soyo et le client avait même mis un petit bus à notre disposition pour nous emmener au mess de la base où un buffet froid avait été préparé pour le personnel.

Après m’être sustenté, je n’avais bien entendu pas trop le moral pour m’amuser avec les autres gars de mon équipe et dès lors décidai de rentrer à pieds au bateau.

Celui-ci se trouvait à environ 3 kilomètres du mess, mais cela ne me dérangeait pas car j’étais un bon marcheur et je n’avais qu’à suivre cette route mal éclairée, pour arriver à bon port.

Je marchais, maintenant depuis environ 20 minutes lorsque je ressentis une présence inquiétante derrière moi.

Aussitôt je me retournai et vis une bande de 5 chiens errants arriver sur moi.



Que faire, me mettre à courir c’était à coup sûr leur montrer que j’avais peur.

Je m’arrêtai donc de marcher, m’emparai d’un bâton traînant sur le coté de la route et leur fis face.

Les chiens étaient maintenant tout autour de moi et n’arrêtaient pas de grogner en montrant leurs dents pointues.

Moi je me sentais vraiment mal, car j’étais seul sur ce semblant de route sur laquelle j’aurais encore du marcher pendant plus d’un kilomètre avant de pouvoir trouver d’éventuels  membres d’équipage qui auraient pu m’aider.

Puis tout d’un coup, sortant de nulle part, un sixième chien arriva en courant.

C’est pas vrai pensais-je, encore un.

Mais, plutôt que de se mettre à aboyer contre moi comme les autres molosses, il se mit à être agressif envers ses congénères et très rapidement se plaça entre eux et moi.

Il n’était pas plus costaud que les autres chiens mais le fait de gonfler son échine fit quelque peu reculer les autres cabots.

Je ne sais pour quelle raison, mais mon nouveau copain était là pour me donner un coup de main et me protéger.

Lentement je me remis en route. La meute était toujours aussi agressive envers moi, mais elle était tenue à distance par mon chien de garde.

Je marchai certainement ainsi pendant encore 500 mètres, puis tout d’un coup les 5 chiens décampèrent sans autres raisons apparentes.

Mon protecteur lui m’escortât docilement jusqu’au bateau puis sans même attendre une caresse de ma part, s’éclipsa comme il était venu.

Sans lui, je ne suis pas certain que j’aurais pu écrire cette histoire et je lui serai éternellement reconnaissant de m’avoir sans doute sauvé la vie.

 

Conclusion : Peut être avons-nous un ange gardien.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

portaz 13/01/2014 17:43

Mon adresse E-mail dportaz@sejer.fr

portaz 13/01/2014 15:06

Pour publier dans un livre scolaire "Physique Chimie S" , aux Editions BORDAS, je suis interressée par le dessin de Tourelle hyperbare, publié dans cet article.
Pouvez vous m'adresser un fichiers Hr et me donner vos conditions.
Je vous remercie
Cordialement

Papy One 13/01/2014 17:31



Bonjour, envoyez moi votre adresse email



Claude MILON 17/03/2009 15:41

j'ai mis votre blog sur archives maritimes, je vous ai envoyé un mail mais il est revenu . Amitiés C.MILON

Papy One 18/03/2009 20:48


Un grand merci, mais j'y ai fait un tour et n'ai rien trouvé
A bientôt
Francis


oliveier 04/03/2009 11:51

ok, pas de problemes je ne manquerais pas de faire passer le mot si je ne le vois pas."lol"

olivier 28/02/2009 19:14

effectivement, je suis scaph (j'ai oublié de le dire dans mon commentaire), et oui suis la pour le boulot sur Dalia et girassol avec Stapem, ca va faire maintenant 5 ans que je "tourne" off-shore, et quelques années de plus en T.P, encore une fois c'est un bonheur de te lire, c'est si rare de lire des articles quant à la plongée pro. Continue! en attendant que d'autre prennent la suite. Salut à toi

Papy One 28/02/2009 22:59


Si tu es à Luanda remets alors mon bonjour à messieurs G---r père et fils.