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  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
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  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 19:29

 Photo : Mise en place des éléments

Nous étions maintenant en 1980 et les travaux du Rupel Tunnel arrivaient doucement à terme.

Le dernier élément avait été posé avec succès dans le fleuve et les plongeurs s’occupaient maintenant de réaliser l’étanchéité entre l’extrémité de l’élément et la rive.

Pour cela, une des dernières opérations consistait à installer transversalement un joint  Gina*  entre la partie inférieure du tunnel et une poutre en béton de 45 m que nous avions construit précédemment dans le fond de la rivière.

En clair, cela signifiait que pour rejoindre le lieu de travail, il fallait d’abord descendre jusqu’à – 24 m en suivant la paroi latérale de l’élément, puis passer sous celui-ci et suivre la poutre en béton durant une certaine distance avant d’être sur place.

 

 

Donc, ce 25 juin, je descendis sur le fond, puis suivis la poutre sur environ 20 m avant d’être sur la zone où une partie du joint avait déjà été mis en place par le plongeur précédent.  

Une fois sur place, j’informai la surface et commençai à bosser :

D’abord installer un lugall* sur la poutre, puis fixer un système de clamp sur le bord du joint Gina, mettre ensuite le lugall en tension de manière à ramener le joint par - dessus une série de boulons et finalement placer une plaque en butée et la fixer avec les écrous pour maintenir le joint en position.

Même dans le noir total, le boulot se passât bien et je ne m’attendais pas à avoir des problèmes particuliers.

Malheureusement, je me trompais. Je plongeais depuis maintenant une quinzaine de minutes lorsque subitement je tombai sans Nitrox.

La panne d’alimentation ne fut pas progressive, ce qui aurait signifié que l’un des racks de gaz en surface était vide.

Non, cette fois se fut, expiration des gaz contenus dans les poumons, puis inspiration et …. Merde : RIEN.

Les biberons secours étaient obligatoires pour ce genre de travail et cette fois, j’étais convaincu depuis mon incident précédent, que le mien était remplit.

Donc je l’ouvris et PUTAIN DE BORDEL DE MERDE toujours rien.

Quel était le problème ??

Evidemment, j’étais maintenant en situation d’urgence, donc aussitôt j’informai la surface qu’il devait rapidement reprendre mon narghilé et me tirer vers le bord inférieur de l’élément.

Heureusement pour moi comme d’habitude je portais mon bon vieux volume constant avec cagoule et grâce à cela, je pouvais continuer à respirer en circuit fermé par le nez les quelques litres de gaz emprisonnés dans mon costume.

Evidemment, je voulais me dégager le plus rapidement possible de dessous la structure et pour cela j’aurais pu foncer vers le bord de l’élément. Mais en agissant ainsi, le risque était grand de voir mon narghilé faire une boucle derrière moi et s’accrocher alors à la série de boulons qui dépassaient de la poutre.

Donc pour éviter ce problème supplémentaire je préférai me laisser tirer par le narghilé qui je le sentais était maintenant repris par l’équipe de surface.

Celle-ci avait réagit très rapidement et quelques instants après, je pus sentir le bord du tunnel.

Là, il ne me fallu que quelques secondes pour mettre la main sur la ligne de descente et hop me voilà repartit vers la surface.

Dès que je fus certain que mon narghilé était clair, j’informai la surface que j’étais OK et qu’il pouvait maintenant reprendre le mou de l’ombilical à la vitesse (quasi) normale.

Je savais que durant la remontée, les gaz emprisonnés dans mon volume allaient se dilater et donc me donner plus à respirer et grâce à cela j’arrivai à la surface sans autre difficulté.

Evidemment, une fois sortis de l’eau, tout le monde voulu savoir ce qui c’était passé.

Tout le système d’alimentation fut passé en revue, depuis le rack de Nitrox jusqu’à mon détendeur et après l’avoir ouvert, je découvris l’origine de la panne.

A cette époque, je plongeais avec un détendeur MISTRAL.

C’était un détendeur à un étage, équipé de deux tuyaux annelés et qui à l’exception de ce jour là, était très agréable et sécurisant à utiliser.

En fait, l’origine de la panne était du au petit étrier qui se trouve sous la membrane.

Celui-ci était sortit de son logement et ne pouvait dès lors plus basculer pour permettre l’ouverture du clapet qui aurait du envoyer le gaz.

Mais en fait, la vrai cause de la panne était due au fait que quelques jours auparavant j’avais fait pas mal de travaux de forage pneumatique qui avaient engendré bon nombre de vibrations dans l’ensemble de mon pauvre corps, mais également dans mon équipement de plongée.

Et ce sont ces vibrations qui ont finalement eu raison du petit écrou qui tenait l’étrier en place.

 

Conclusions:

Inspectez votre équipement de façon régulière et plus spécialement encore s’il a été soumis à de rude condition de travail.

* Ainsi nommé car sa forme ressemblait à la poitrine de GINA LOLLOBRIGIDA qui était une actrice très connue durant les années soixante.

* Petit palan à câble.

 

 

Papy One

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commentaires

Thyss 31/12/2008 11:09

Bonne Année 2009

A bientôt

Thyss