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  • : Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • Histoires d'un scaphandrier or the Stories of a Commercial Diver
  • : Plongeur-Scaphandrier durant de très très nombreuses années, j'en ai vécu des choses sous eau et ailleurs. POUR VOIR TOUT LES ARTICLES PUBLIES ALLEZ AU BAS DE LA PAGE ET CLIQUER SUR TOP ARTICLES. TO SEE ALL THE STORIES GO AT THE BOTTOM OF THE PAGE AND CLIC ON TOP ARTICLES
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 21:12

 Photo : Mes anciens collègues
Jerôme et Albert.
En 1979, je travaillais encore sur le chantier du Rupel tunnel. A l’époque, un des énormes éléments venait d’être posé dans le canal et pour le stabiliser sur le fond, une petite drague avait pour mission de rejeter du sable sous et sur les cotés de l’ouvrage.

Ce jour là, moi j’avais comme travail d’allez installer du matériel de métrologie contre un des pieux de balisage qui ce trouvait dans le chenal.

Le pieu sur lequel je devais plonger se situait à environ 30 m du mur de quai où nous avions installé le poste de plongée, ce qui en clair signifiait que j’avais à nager en surface jusqu’au pieu pour ensuite descendre à 24 m le long de la main courante.

Mon boulot sur le fond prit environ trois quarts d’heure et une fois qu’il fut terminé, j’informai la surface pour dire qu’on pouvait récupérer le mou du narghilé car j’allais remonter.

Après quelques secondes, mon tender m’informa que le narghilé devait être accroché quelque part car il ne parvenait pas à reprendre le mou.

Ok lui dis-je je vais allez voir.

Je ne dus pas allez loin pour trouver l’endroit où mon narghilé bloquait.

Il n’était pas accroché, mais au contraire, il était entièrement enterré sous le sable.

En fait, le sable injecté par la drague avait eut la foutue tendance à s’étendre bien plus loin que ce qui était initialement prévu et en se redéposant sur le fond, il s’était également déposé sur mon ombilical qui à l’époque n’était pas flottant.

Bien entendu, j’essayai de toutes mes forces de tirer dessus pour le dégager mais sans succès.

Comme je voyais qu’il était inutile d’insister, j’informai la surface de la situation et leur dit ce que j’allais faire.

Pour me libérer du fond, j’avais décidé de déconnecter mon narghilé et de remonter ensuite surface tout en respirant sur mon biberon secours où l’équipe me récupèrerait avec le zodiac de faction.

A cette époque, les narghilés étaient équipés d’un raccord qui pouvait être aisément connecté ou déconnecté dans l’eau et même dans de la vase car ce dispositif était équipé d’un système d’auto nettoyage.

Après une ou deux minutes, la surface m’informa que le zodiac était prêt et que je pouvais me déconnecter.

Dans l’ordre, je larguai le mousqueton de sécurité, déconnectai la fiche des communications, ouvris mon biberon secours et dévissai mon raccord et !!! MERDE !!! pas de gaz.

Bien sur, immédiatement je rebranchai le narghilé et commençai à râler sur le gros con que j’étais pour ne pas avoir contrôlé la pression de ma bouteille avant la plongée.

Je remis la fiche des coms et informai la surface du léger problème supplémentaire en leur précisant que cette fois il ne fallait pas traîner à me récupérer dès que j’arriverais en surface.

Ok, cette fois j’étais prêt. Toutefois, avant de larguer mon ombilical, je mis un peu plus de NITROX dans mon volume car le grand avantage du volume constant est dû au fait qu’en cas de panne d’alimentation, il est toujours possible de respirer dans le vêtement pendant une à deux minutes sans risquer l’intoxication au CO² ou comme dans le cas présent d’inspirer par le nez et expirer par le détendeur de manière à ne pas remonter en ballon.

Evidemment, remonter en pleine eau dans le noir complet et sans point de repère pour contrôler la vitesse de remontée est un peu stressant, mais finalement tout se passa bien et je crevai la surface à quelques mètres du zodiac.

Il ne fallu que quelques secondes pour être récupéré par les collègues qui me tirèrent rapidement dans le bateau.

« Content de vous voir les gars » leur dis-je.

Puis après avoir rejoins le quai et m’être rapidement déséquipé, je me mis sur oxygène pendant une heure car bien que je n’avais pas de palier à faire il était plus que probable que je n’avais pas respecté la vitesse de remontée prescrite.

 

Conclusion : La pression du biberon secours se contrôle AVANT CHAQUE PLONGEE.



Papy One


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commentaires

Papy One 08/02/2009 14:16

Merci Sandy pour ce commentaire.
Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, mais je n'avais pas encore compris le fonctionnement exact de ce site.
J'avais tenté de te répondre par mail mais sans succès.
Comme tu pourras le voir, j'ai encore ajouté quelques histoires supplémentaires.
Question, est-ce qu'elles ne sont pas trop difficiles à comprendre pour un(e) non plongeur(se) ?
A+
Francis

sandy 14/12/2008 21:56

Bonsoir,

Je viens de lire les différents articles relatant votre expérience de scaphandrier. C'est très intéressant, voilà un métier (et des conditions!!!) que j'étais loin d'imaginer!!!! Vivement la suite!

Bonne soirée, Sandy